23 sept. 2015

Adventure Time

Erasmus in Pécs, Hongrie. 



Cathédrale St Paul de Pécs.



Szia !
Trois ans après mon année de césure irlandaise, me voilà à nouveau perdue à 1987 km de chez moi. Toujours fidèle à l'Europe, j'ai décidé cette fois-ci de m'envoler vers la Hongrie. Cette année en erasmus, je l'attend depuis mon premier jour à la fac. J'ai atterri à l'étranger par envie, en Europe de l'Est par curiosité et en Hongrie par instinct. Alors que mon entourage me demandait si ma fac m'avait imposée cette destination, je répondais fièrement que la Hongrie faisait partie de la bonne trentaine de pays proposés et que j'avais décidé de mon propre chef de découvrir ce pays riche en histoire et en culture. Et trois semaines après mon arrivée, je ne regrette RIEN.

          Je découvre en effet un pays aux antipodes de nos idéaux français. Ce pays de l'est est parfaitement développé - et même parfois plus moderne que nous concernant certains domaines -, l'architecture est tout simplement à couper le souffle - les batiments sont tous propres et rénovés - et surtout: les hongrois sont extrêmement chaleureux et accueillants.
          Ils sont en outre très ouverts, et même s'il est parfois difficile de trouver quelqu'un qui parle anglais, mon interlocuteur fera tout pour ne pas me laisser dans l'incompréhension. L'employé du supermarché m'accompagnera dans le rayon pour s'assurer que c'était bien de ce produit dont je parlais, la femme derrière le guichet de la gare m'écrira sur un bout de papier les horaires et les changements de mon trajet en train et aura choisi exprès les trajets aux horaires les moins chères, la vendeuse ira chercher jusque dans le fond du magasin le seul employé qui parle anglais, l'agent de l'opérateur téléphonique me montrera directement sur son écran et attendra que je mette la carte sim dans mon téléphone pour s'assurer que le tout fonctionne, la serveuse du restaurant présentera une carte avec les photos de chacun des plats, le prof de danse demandera à une élève hongroise de traduire les phrases importantes...
Bref, en général, les hongrois sont des amours. Et leur sourire lorsque je leur dis bonjour ou merci en hongrois, on en parle haha? Donc non, les hongrois ne sont pas pauvres, ils ne sont pas fermés au monde extérieur et malgré la propagande du gouvernement, ils se soucient beaucoup du sort des migrants.

Un tout petit aperçu du bazarre à la gare de Budapest.
          En effet à l'heure où les médias n'ont surement jamais autant parlé de la Hongrie, je suis présente et je vis l'histoire de l'intérieur. Et pour être honnête, dans la ville où je suis, cette crise des migrants ne se ressent pas énormément. Par contre, lorsque je suis passée à la gare de Keleti à Budapest, j'en ai eu les larmes aux yeux. Ces hommes, ces femmes et ses enfants sont comme nous. Ils sont propres, souriants, bien habillés, avec des portables, des couvertures, un visage fatigué mais toujours le sourire aux lèvres. Les enfants jouaient au ballon pendant que les adultes étaient dans l'interminable file d'attente... Ils ne font pas la manche et ils m'embêtent personne. Ces familles veulent juste vivre, bordel. Et à l'heure où le Président et le Premier Ministre en profitent pour faire pencher le pays un peu plus encore dans l'extrême droite, je peux vous affirmer que les habitants sont certes méfiants envers les migrants mais qu'ils ne désarment pas d'efforts pour leur venir en aide. Ce qui arrive est tout simplement désastreux, mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet.



Pour en revenir à la Hongrie, voici très succinctement quelques données factuelles:
2 000 Forint...soit 6€.
- Il s'agit d'un République avec donc un chef d'Etat élu, des ministres, un Parlement et une Constitution pour quadriller le tout.
- Budapest est la capitale de ce petit pays de 93 029 km² et aux 10 millions d'habitants.
- Située au centre de l'Europe, la Hongrie possède des frontières avec 7 pays (Slovaquie, Croatie, Serbie, Roumanie, Ukraine, Autriche, Slovénie). Je suis déjà partie à Bratislava en Slovaquie il y a deux semaines, et je compte bien faire tout les pays frontaliers et plus encore (sauf l'Ukraine, à voir...)
- La langue officielle est le hongrois (langue classée comme étant l'une des plus difficile à apprendre)
- La monnaie est le forint (1€=310 Ft). 
- Riche en culture, la Hongrie possèdent ses propres danses, sa propre musique, sa propre nourriture (goulash, langos, Kürtőskalács...) ainsi que son propre alcool (PALINKA !)


Langos.
Kürtoskalacs



Je ne regrette en aucun cas mon choix, et je ne peux pas imaginer avoir fait mon année Erasmus ailleurs qu'à Pécs. Je commence à peine à découvrir ce pays et ses habitants mais j'en suis déjà tombée amoureuse. Tant le pays que la ville me correspondent. De même que la fac et toutes les personnes à présent rencontrées. La vie se fait à 100% entre Erasmus et internationaux du monde entier, la diversité et le mélange des accents et des cultures rendent l'expérience encore plus passionnante. Cette année ne fait que commencer, et même si tout n'est pas parfait (logement miteux, trop de français, dépendance des trains, impossibilité de comprendre un seul mot..), je sais que je vais plus que m'y plaire. A tous les étudiants qui hésitent à partir en Erasmus : foncez.

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Vu la masse d'idées qu'il me reste encore à écrire, je préfère découper lcet article en deux parties. Après avoir évoqué la Hongrie et les hongrois, d'ici quelques temps vous pourrez retrouver la suite de cet article qui traitera entre autres de la ville de Pécs, de mon université ainsi que de la vie d'un étudiant Erasmus. (sneek peak en photo)











21 août 2015

'Voyage voyage'

Préparer son voyage en 6 étapes

Encore un mois sans grande activité sur Oops my mind... oups.




Attendez. Quoi? On est déjà le 21 août? Pardon? C'est déjà la fin de l'été? HEIN? Mon CDD se termine dans une semaine? Comment ça dans 10 jours je pars en Hongrie?! Mais merde à la fin, pourquoi personne ne m'avait prévenu que le temps passait si vite...

          Mon départ en Hongrie approche à pas de géant, et je suis tiraillée entre une impatience démesurée et un stress incontrôlé. Ce n'est pas le fait de partir loin et longtemps qui me fait peur puisque j'ai déjà vécu en Irlande après le lycée et je sais donc à quoi m'attendre. C'est plutôt l'idée de me débrouiller sur place par mes propres moyens qui me tord l'estomac. 
J'ai moi-même choisi de partir dans un pays où je n'avais encore jamais mis les pieds et envers lequel j'avais pleins de petits a priori sans rien vraiment y connaitre, au fond. Je voulais un pays dont la langue et la monnaie m'étaient inconnues. Un pays peu ordinaire. Je voulais de la découverte, de l'aventure. Je voulais du challenge. Et à dix jours du grand départ, mon dieu je regrette tant de m'être infligée ce challenge ! Je suis mazo ou quoi? Le hongroie est une langue de barbare, je suis une associable et je fais souffrir ma pauvre mère. Pourquoi ai-je décidé de partir un an? Je suis folle, ça ne correspond pas à ma personnalité. 
Mais d'un autre coté, j'en crève d'envie, putain. J'attends de faire mes valises depuis le jour où j'ai reposé un orteil sur le sol français. Comme je l'ai déjà dit ici, j'aime la France mais je chercher toujours à la quitter. Et plus je parcours le guide du routard sur la Hongrie, plus j'ai hâte de découvrir ces lieux par moi-même. Plus je reçois des mails de la fac, et plus j'ai envie d'y étudier. Plus les gens postent sur le groupe Facebook des internationaux à Pécs, et plus je veux les rencontrer ! Je n'attends qu'une chose: m'envoler, que mon coeur batte à nouveau d'excitation & de stress et que mes yeux & mes oreilles s'émerveillent encore. 
Oui je suis la personnification de la contradiction.

Cela fait maintenant pas mal de temps que je prépare mon voyage, et j'ai pensé qu'il serait judicieux de faire partager les étapes de ma préparation à tout ceux qui voyageront le temps d'une semaine ou de toute une vie. En effet, avant de partir il faudra (bien te couuuvriiir) :

  • 1. Réserver son billet au meilleur prix

Comparez les prix, les aéroports de départ et d'arrivé, les limitations de kilos en soute par voyageur ou encore la taille autorisée du bagage en cabine. Toutes ces données varient d'une compagnie aérienne à l'autre, rien est uniformisé. Vous connaissez à peu près les aéroports français et leur localisation, mais à l'étranger aussi, les aéroports peuvent être très éloignés de la ville. (cf "Paris-Beauvais" à...70km de Paris).
Perso, je m'envolerai avec EasyJet depuis Paris Charles de Gaulle et jusqu'à Budapest-Ferenc Liszt. Ce qui veut signifie également qu'il a fallu que je rajoute un billet de train Rennes-Paris à mon prix d'avion. Mais même en cumulant TGV + Avion, le tout me revenait largement moins cher qu'un départ de l'aéroport de Rennes ou Nantes via Air France.
De la même façon, il est plus rassurant de savoir à l'avance comment se rendre depuis l'aéroport jusqu'à son lieu de séjour. Transports en commun, taxi, trains? Pour ma part, ça sera à trajet Budapest > Pécs (300km) en navette (minibus) déjà réservée en ligne.
Inutile de repréciser qu'une réservation à l'avance assure un meilleur prix.

  • 2. Avoir une pièce d'identité valide
Une simple carte d'identité nationale suffit si vous voyagez au sein de l'Union Européenne, un passeport sera nécessaire si vous en dépassez les frontières. Un visa peut également être demandé dans pas mal de pays. La validité du titre au moment du départ, c'est bien, la validité au moment du retour, c'est mieux ! Histoire de ne pas rester bloqué comme un idiot à l'aéroport le dernier jour. Si ce n'est pas le cas, allez vite la renouveler à la mairie de votre commune. Astuce: photocopiez votre pièce d'identité, un double dans la valise, un autre dans le sac à main. 
Si jamais vous pensez conduire sur place, prenez votre permis avec vous ! Les nouveaux permis sont valables dans toute l'Union Européenne, et il vous sera nécessaire pour demander gratuitement et sans épreuve supplémentaire un permis international. 

  • 3. S'assurer d'être assuré
Partir ne veut pas dire se mettre à l'abris des problèmes ou de la paperasse administrative, bien au contraire ! Avant de quitter le territoire français, il faut avant vérifier que l'on est bien assuré, pour le meilleur et pour le pire. Si comme moi vous avez la chance de partir dans un pays membre de l'Union Européenne, pensez simplement à commander une quinzaine de jours avant votre départ (maximum) votre Carte Européenne d'assurance maladie. Celle-ci vous permettra d'être couvert pour les petits soucis, mais si vous souhaitez une couverture totale des frais réels, demandez un supplément d'assurance auprès de votre sécurité sociale pour les étudiants ou votre mutuelle (frais d'hospitalisations, remboursement à 100%, prise en charge directe, rapatriement...)


  • 4. Posséder de la monnaie locale ou avoir une carte bancaire adéquate
Si comme moi vous avez la malchance de partir dans un pays en dehors de la zone Euro, faites attention aux frais de change et aux plafonds de retrait compris avec votre carte. Si jamais les conditions ne vous satisfont pas, revoyez le tout à la hausse avec votre conseiller ou bien commander carrément une nouvelle carte avant votre départ. Le must pour les grands voyageurs est d'avoir une Gold, mais cette dernière côute plus chère par mois, évidemment. Renseigner vous également sur le calcul de conversion à faire entre l'Euro et la monnaie locale (ex: 1€ = env. 312 forints hongrois)


  • 5. Se renseigner sur le pays d'accueil


Il n'y a rien de plus agréable que de rencontrer des étrangers qui se mettent à te parler de la France et de son territoire, de sa situation politique ou de ses personnalités publiques. Cela me parait en effet tout à fait logique voire indispensable de faire en amont quelques recherches sur notre pays d'accueil. Système politique, nom du Président, habitudes alimentaires, religion dominante, capital,  pays frontaliers, langues... Partir à l'étranger ce n'est non pas importer sa propre culture mais bien se plier à celle du pays de destination. Guide du routard, site internet local, articles de presse, expériences des autres... tout est bon à prendre.



  • 6. Faire sa valise
On ne peut pas déroger à cette étape, malheureusement ! C'est certainement le moment le plus excitant et le plus casse-tête de tout. Que l'on fasse sa valise pour une semaine ou pour un an, l'exercice reste difficile. Vouloir tout prendre mais être limité niveau poids et espace. Pensez à faire un tour sur accuweather.com. Attention aux ciseaux, briquets ou coupe-ongle souvent non autorisés dans les bagages en cabine. De même que les flacon de plus de 100 mL. 
Le plus dure pour moi sera de choisir lesquelles de mes peluches auront le privilège de m'accompagner dans cette aventure.


--> Il me reste encore l'étape 5 à peaufiner et l'étape 6 à faire entièrement !

Sur ce, BON VOYAGE !

2 août 2015

'Chasing Cars'

          Mon job d'été - chargé d'assistance



           Pour certains, ce week-end est synonyme de départ en vacances, pour d'autres c'est le triste week-end du retour. Et pour Bison Futé, c'est un week-end noir. Entre les 'juillettistes' et les 'aoûtiens', ce week-end de chassée-croisée est en effet surtout synonyme de circulation, d'impatiente, d'embouteillages et d'énervement. Et pour moi, ce week-end est synonyme de travail. Beaucoup de travail. Je me suis donc dit que le timing était parfait pour enfin vous parler de mon job d'été. Depuis le 8 juin, je travaille effectivement en tant que Chargé d'assistance technique chez Fidélia assistance à Nantes... et c'est de loin le métier le plus tranquille pour un tel salaire!


  • Tout d'abord, Fidélia, qui est-ce ?
          Fidélia assistance est une société d’assistance du Groupe Covéa - qui regroupe les trois assurances MAAF, MMA et GMF - ainsi que d'autres assurances/mutuelles telles que la Banque Populaire, La Poste ou la Mutuelle de Poitiers par exemple. Il s'agit donc d'une société blanche, qui au même titre que Europe Assistance, Mondial ou Axa vient en aide aux sociétaires, à la seule différence que Fidélia travaille sans se mettre en avant et faire de publicité. 

Fidélia est localisée sur trois sites : à St Cloud, à Tours et à Nantes.
Le site de Nantes ne s'occupe que de l'assistance dite "technique" liée à l'automobile, tandis que les deux autres sites sont polyvalents. En plus du technique, Tours et St Cloud s'occupent de l’assistance aux personnes (rapatriement, évacuation sanitaire...), l'assistance de proximité (assistance à domicile, accompagnement psychologique, assistance dépendance...) ainsi que les services à la personne (aide-ménagère, garde d’enfants, soutien scolaire...). 
L'assistance travaille 24h/24, 7j/7 et 365j/an.

En cette période de fortes affluences, Fidélia a recruté plus de 360 chargés d'assistance saisonniers, dont 120 sur le site de Nantes. Pour une première saison, les CDD sont de 12 semaines minimum avec une formation de deux semaines (une semaine de théorie et une semaine de pratique). Puis il y a de fortes probabilités d'être repris l'année suivante (mais avec le choix sur la durée du contrat cette fois) ou même d'être appelé en renfort pendant les vacances scolaires.

  • Et un chargé d'assistance, qu'est-ce que c'est ?
         Un chargé d’assistance, c'est la petite voix au téléphone qui s’esclaffe "MAAF Assistance, bonjouuur !" lorsqu'une personne avec un problème sur son véhicule compose le numéro de son assistance. Installer sur un bureau en open-space avec son casque, son logiciel de travail, les pagesjaunes.fr et Google maps d'ouvert, il doit être à l’écoute du sociétaire et analyser rapidement l’information ainsi que sa demande. (et je vous assure que comprendre pourquoi les gens appellent n'est pas toujours chose facile!) Mais surtout, le chargé d'assistance doit gérer efficacement ces situations de crise ou d’urgence en trouvant une solution adaptée au problème de son sociétaire tout en respectant les clauses imposées par le contrat
Qu’il s’agisse d’une panne de voiture, d’un accident, d'un vol, d'un dommage véhicule ou d'une perte de clé, le chargé d'assistance apporte une aide matérielle qui se traduit par la mise en place d'un remorquage, d'un rapatriement, d'une aide à la poursuite de voyage, de location de véhicule de remplacement, de réservation de train/hotel/avion... 
Le chargé doit en effet trouver dans les plus brefs délais la solution la plus adéquate, à la fois similaire aux attentes des sociétaires et entrant dans les limites de son contrat. Car oui, il est donc celui qui doit se charger d'annoncer les exceptions, les exclusions, les franchises ou encore les plafonds qui se trouvent certainement en tout petit dans les contrats d'assistance... Et les agents d'assurance se font un malin plaisir à nous transférer quelqu'un en panne à près de chez lui avec une franchise de 50 km... Merci pour votre prise de responsabilité, les assureurs ! <3

Le chargé d'assistance missionne donc ensuite les prestataires de son réseaux afin que eux interviennent sur place. Il sert en quelque sorte d'intermédiaire.

Par ailleurs, il s'agit d'une gestion collective des dossiers, ce qui signifie que sur une même panne, cinq chargés différents voir plus peuvent intervenir à des moments différents (premier appel, mise en place du rapatriement, réservation de véhicule de location, retour au garage...)




  • Que faut-il pour devenir chargé d'assistance ?
          Il n'y a pas d'étude spécifique pour exercer ce métier. Les personnes en CDI avec qui je travaille viennent tous de métiers, de classes sociales et d'horizons différents. C'est un métier qui s'apprend une fois engagé. Ceci étant dit, pour les sessions de recrutement de saisonniers, Fidélia exigeait un niveau Bac +2/3 minimum et cherchait en particulier des étudiants en droit ou en langues (ne me demandez pas pourquoi, peut-être une question de profil particulier). 

Il faut pouvoir être disponible 3 mois, avec une amplitude horaire de 7h30 à 23h et accepter de n'avoir qu'un seul week-end complet par mois.

Le chargé d'assistance doit avoir le sens du contact, une capacité d’analyse et d’organisation mais surtout - et ça je l'ai appris sur le tas - il doit être TRES patient. Car au fil de la saison, les musiques d'attente des agences de location, des garages ou des grosses centrale taxi, ça n'a plus de secret pour lui. 
De même, il doit savoir prendre du recul par rapport aux paroles - pas forcément des plus agréables - de certains sociétaires. Mais attention, tout le monde n'est pas insupportable ! Au contraire même, la majeure partie des sociétaires sont compréhensifs et reconnaissants. Et terminer sa journée sur un "vous êtes un ange madame, merci infiniment", c'est le meilleur moment de mon job. Certains recomposent même le numéro de l'assistance uniquement pour pouvoir remercier les chargés d'assistance du service qu'ils ont pu lui offrir.

  • En résumé
          Pour conclure, il s'agit d'un job d'été intéressant et diversifié avec certes un salaire au SMIC mais avec un cumul important de primes (repas, transport, congés, 13e mois, assiduité) et surtout beaucoup d'horaires majorés (à partir de 21h30 le soir, week-end, jours fériés) ce qui rend le salaire total attrayant et fait plaisir à mon compte bancaire !

         Le point négatif de ce travail est la répétition des actions et la similitude des appels tout au long de la journée. On passe notre temps au téléphone, devant un écran d'ordi et dans un bâtiment climatisé, ce qui donne des maux de têtes épouvantables en fin de journée. On reste assis à l'intérieur à contempler le soleil par la fenêtre et regarder les photos de plage sur instagram. On passe également notre a écouté des sociétaires raconter leur vie ou nous dire qu'ils sont assurés depuis 30 ans alors que l'Assistance s'en fiche royalement. Les trois quarts du temps, on ne met en place qu'un simple remorquage, ou on galère à trouver un garage avec de la place pour réceptionner le véhicule ainsi qu'une agence de location avec une voiture de disponible (-->période estivale oblige...). 
          Bref, ce métier est la fois varié et répétitif (oui c'est possible!), et la lassitude de la routine prend vite le dessus sur l'excitation et l'amusement des premiers jours. Mais si vous vous en sentez capable, c'est un job d'été posé et bien payé que je recommande vigoureusement !


A titre informatif : l'assurance et l'assistance sont deux entités différentes. Un chargé d'assistance n'a pas accès à votre contrat d'assurance, ne s'occupe pas des déclarations de sinistre, ne prend pas en charge les réparations, ne missionne pas l'expert et NE FAIT PAS DE GESTE COMMERCIAL, bordel.




Minute Titre : Aucune originalité, que de la simplicité, je l'avoue. Le titre n'a rien a voir avec un job d'été, il contenait juste le mot "cars" et fait partie d'une chanson mythique connu de tous, alors je tenais juste à en profiter pour vous faire partager la version d'Ed et Gary

19 juil. 2015

'Heartbeat'

The Mahogany sessions -  Une chaîne, une centaine d'artistes et 48 millions de vues.



           Ce matin j'avais vraiment envie de vous faire découvrir une belle poignée d'artistes. Alors j'ai décrété qu'aujourd'hui sera le jour de la playlist du mois ! Et bien plus qu'une playlist, c'est même une plateforme musicale toute entière que je tenais à partager ! 

           Je m'attarderai ici effectivement un court instant sur Mahogany, cette plateforme oh combien génialissime qui regroupe en son sein de nombreux passionnés de musique. Pour ceux qui ne connaissent pas, Mahogany c'est un site internet, une chaîne youtube, des vidéos de sessions lives, des interviews, des liens soundcloud, des articles au quotidien... Et par dessus tout, Mahogany ce sont des personnes dévouées, constamment à la recherche de l'artiste à la voix et à l'âme stupéfiantes. 
         Cette plateforme permet de réunir sur un plateau d'argent une bonne centaine d'artistes tous aussi géniaux les uns que les autres. Du rock, de la pop, du jazz, de l'electro, du folk, du reggae, du rap...tout y passe. Il s'agit là d'un petit bijou mettant en lumière des talents cachés des quatre coins du monde. Mahogany a indéniablement ce dont pour dénicher un artiste inconnu et le filmer en accoustic live, dans un lieu insolite et avec une qualité de son juste incroyable. De plus, les Mahogany sessions ne s’intéressent pas qu'aux artistes non-signés, mais porte une attention tout aussi particulière aux grands de la musique tels que Birdy, Bastille, George Ezra, Swedish House Mafia, Hozier, James Bay, Kodaline, Passenger, et j'en passe...  
          The Mahogany Session a pour philosophie de "deliver great music to your ears and eyes, as often as possible" et je ne peux qu'approuver cette ligne de conduite !  

En bref, Mahogany c'est LA VIE.

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J'ai rassemblé ici dix sessions live de mes artistes favoris (encore) peu connus du grand public. 
Allez les écouter, vous m'en direz des nouvelles ! 


On débute avec Charlie et son timbre de voix totalement envoûtant. 
Ce morceau me transporte loin, loin, loiiiinnn , et ce dès les premiers accords de guitare !


Leon Bridges - Better Man
De la soul et du bluzz, une merveille pour les oreilles.


Amber Run - I Found ft. London Contemporary Voices
Fermez les yeux et laissez vous bercez. Ecoutez jusqu'à la fin.
J'ai la chair de poule.


Filmée à l'hôtel renaissance de St Pancras (Londres), 
cette session acoustique ne peut que vous donner envie de vous battre pour vos valeurs.


Un duo mixte, ou comment me rendre fragile pendant 4 minutes.


Oh Martin, ce jeune british au talent d'écriture fou et à la voix étonnement parfaite pour chaque octave. 
C'est mon petit chouchou du moment, l'artiste que j'ai envie de faire découvrir à tout le monde 
et en qui je crois énormément. Cette homme a un don et je lui prédis un grand succès. (x)



Un peu de douceur dans ce monde de brutes.


L'art d'écrire une chanson triste avec un rythme entraînant.


Quelle surprise de retrouver Stereophonics dans The Mahogany Session ! 
On remarque de suite l'expérience et le talent déjà développé de Kelly Jones.


Vous entendez? C'est ce que j'appelle être en parfaite harmonie !


Des frissons, des frissons et encore des frissons !

.....

Cette liste n'est PAS exhaustive !




Pour retrouver Mahonagy :
Site web - 
YouTube -
Twitter -
Facebook -

*Dans le même registre, vous pouvez retrouver :
Reload Sessions - 
On The Move - qui sont français.

15 juil. 2015

'Bastille'


La France.






Je voulais mettre cet article en ligne hier, jour de fête nationale, mais le temps m'a manqué. 
En tant que française qui se respecte, je poste cet article avec du retard.



          La France. Ce grand pays. Ce beau pays. Ce fort pays. Mais surtout, ce malheureux pays. Bien plus qu'un cliché, la réputation déprimante des français est un fait. C'est bien connu, les français excellent dans l'art du ralage, du "oh la la...", du mécontentement et de l'apitoiement sur son sort. Le français ronchonne, il s'énerve, il se plaint, il souffle, il s'impatiente, il grogne, et au fond, il ne sait plus vraiment pourquoi. Il fait grève tout les deux mois, il descend dans la rue tout les trois.Quand tout va mal, c'est que rien n'est catastrophique, finalement. Le français ne parle que sa langue, ne fait aucun effort et n'aide pas les touristes, mais il espère toujours tomber sur des natifs qui parleront français lorsqu'il est en voyage à l’étranger. Le français vote à droite pour sanctionner ses politiciens de gauche qui ont une politique de droite. Il vote pour un Président plus proche du peuple afin de remplacer l'ancien aux allures trop monarques, mais il s'empresse de reprocher chaque facette de l'homme "simple" que lui montre celui-ci. Bref, le peuple français est chiant et ne sait pas ce qu'il veut.   

          Et ce peuple français, j'en fais partie. Et cette partie de moi, je l'assume et j'en suis fière. Ce qui n'a pas toujours été le cas. L'adolescence est une période de sa vie où l'on apprend à se connaître, et pour tout vous avouer,  au collège/lycée je ne savais pas vraiment ce que ça voulait dire, "être française". Maintenant, au fil de mes voyages, de mes lectures, de mes connaissances sur l'étranger et mes apprentissages universitaire et politique, je sais plus ou moins ce qui se cache derrière cette nationalité qui est la mienne. La France fait partie de mon identité. La France est mon identité. Mon pays n'est peut-être pas parfait, mais aucun ne l'est. Mon pays n'est peut-être pas le meilleur, mais y en a t il vraiment un qui excelle dans tout les domaines? Dans un peu plus d'un mois je partirai étudier un an en Hongrie, et je peux vous assurer que je représenterai mon pays avec fierté et respect, au milieu de la panoplie d'autres étudiants Erasmus et hors UE.

          J'ai longtemps rêvé vivre ailleurs, et j'en rêve toujours, d'ailleurs. Je me plais à m'imaginer démarrer une nouvelle vie dans un nouveau pays et à m'approprier une autre culture, mais au fond, c'est ma propre culture que je préfère. En ayant vécu un an en Irlande, je ne pouvais m'empêcher de penser "En France, c'est mieux. En France, le pain est meilleur. En France, les transports en commun sont mieux développés. En France, le système de téléphonie mobile est plus logique. En France, il y a moins de pub. En France, les légumes sont moins chers." Et à l'inverse, il m'arrivait également souvent de penser "En France, les taxis sont moins sympas. En France, les scones n'existent même pas. En France, les artistes sont moins mis en valeur". Enfin, vous voyez où je veux en venir : chaque pays possède ses défauts et ses qualités. Mais surtout, je me disais "En France, les gens ne sont pas fières d'être français". Et c'est vrai. Les irlandais, tout comme les américains et certainement bien d'autres étrangers, sont extrêmement patriotiques. Leur pays est leur parent et leur enfant à la fois. Leur pays est leur fierté, et ils lui doivent honneur et protection. C'est un sentiment beaucoup plus rare chez les français, ou du moins beaucoup moins exprimé ouvertement. 

          Alors que bon sang, la France est un pays tellement magnifique ! L'Hexagone un Etat immense, aux quatre climats tempérés, avec des plaines, des forêts, des montagnes, des lacs, de fleuves et une gigantesque façade maritime. En plus de son sol et de la beauté de ses paysages, la France détient une Histoire extrêmement riche. Ses châteaux sont à couper le souffle, ses scientifiques sont recherchés et sa gastronomie est imitée mais jamais égalée. De même, son PIB, son IDH et ses produits de luxe sont jalousés par les trois quarts du globe. 

          Ma France, je l'aime, mais pourtant je veux la quitter. Encore une logique à la française, me direz-vous ! Parce-que ma France, je la vois s'auto-détruire à petit feux. Il s'agit d'un pays aux ressources incroyablement inexploitées à leurs juste valeurs. Et personne ne fait rien pour retenir cette nouvelle génération de français fières mais déçus. François Hollande, je lui avais déjà écrit une lettre ouverte il y a bientôt un an de ça. Douze mois plus tard, et je me retrouve dans le même état d'esprit. Car ce cher François le français, j'essaie de l'aimer, je vous assure, j'essaie de tout mon coeur, mais je n'y arrive pas. C'est comme s'il faisait tout pour repousser mes avances. J'essaie d'écouter ses discours, mais son élocution est tellement déplorable pour un Président, que je m'endors au bout de deux minutes. Pas plus tard qu'hier, j'ai voulu écouter son interview du 14 juillet en streaming, mais je n'ai pas tenu jusqu'au bout. Ses enchainements de phrases sans queue ni tête m'énervaient trop. J'essaie de comprendre sa stratégie pour faire baisser le chômage par exemple, mais rien de tout ça n'a de sens. Même dans l'actuel débat sur la Grèce, je n'ai pas compris sa position : défendre Alexis Tsipras et protéger les grecs d'un côté, ok super, mais d'un autre, prôner l'efficacité du duo franco-allemand à la sortie du débat ? Ca n'avait pas de sens. Il ne peut pas être dans les deux camps. Merkel et Hollande voulaient tout les deux deux dénouements totalement opposés. En l'occurrence, le duo franco-allemand semble avoir été de nouveau fracturé. Mais là n'est pas l'objet de mon post, il me faudrait trois pages entières sinon.

Tout ça pour en venir au fait que ce beau pays qu'est le mien, il n'est pas parfait. Sa vie politique et sa position financière non plus. Ce pays, j'aime lui faire des reproches, mais, attention, jamais personne n'a le droit de le critiquer devant moi !

Finalement cette France, je l'aime malgré moi !

12 juil. 2015

'Kipinän hetki'

Finlande - 'Moment Etincelant'



          Vous le vouliez, vous l'attendiez tous... Oui, mon article sur la Finlande est enfin là ! En effet, si vous me suivez un petit peu, vous devez savoir qu'en avril dernier je suis partie rendre visite à mon amie finlandaise Erika. Cette grand perche d'1m76 est la fille avec qui j'ai partagé non seulement ma chambre et ma famille d'accueil, mais également mon aventure tout entière lors de mon année de césure en Irlande (plus d'infos) puisque nous étions ensemble presque H24 et 7j/7.
Nous nous sommes donc retrouvées deux ans après s'être quittées... et c'était comme si rien n'avait changé ! Elle était toujours la même, avec ses qualités et ses défauts qui me faisaient tant tourner la tête à l'époque. Nous avons ressassé le bon vieux temps et skypé avec des amis de là-bas. Bref, ne serait-ce que du point de vu émotionnel, ce voyage était au top. Mais au delà d'une simple retrouvaille amicale, j'ai pu découvrir son beau pays qu'est la Finlande.
Parce-que les images ont plus d'impact que les paragraphes, je vous laisse user de vos yeux.



          Je suis partie de Parly-Orly Sud Mercredi 22 Avril en fin d'après-midi avec la compagnie lowcost scandinave Norwegian. Il faut compter environ 2h30 de vols dans un avion plutôt confortable pour du lowcost, je trouve.

  • Day 1 : Jeudi 23 Avril 2015.

Erika habite à Porvoo, la plus vieille ville du pays qui se situe au sud, à une trentaine de minutes d'Helsinki.
Voici quelques photos du centre :




Chaque écrito (rues, villes, signes indicatifs..) 
est traduit en suédois en dessous.








Après le centre-ville de Porvoo, voilà un aperçu du quartier où vit Erika :

Boites aux lettres.

Sa maison.
Sortie du quartier.


  • Day 2 : Vendredi 24 Avril.
     Une journée faite de ballades, de courses et d'entrainement d'équitation.

Centre équestre.


La Bretagne me suit !



Spécialité finlandaise: tartelettes au riz, à tartiner d'un mélange de beurre et de sucre.




















  • Day 3 : Samedi 25 Avril.

     Le samedi était lui consacré à la visite d'Helsinki et d'un peu (beaucoup) de shopping à la recherche d'une robe pour le bal de fin d'année d'Erika.

Gare d'Helsinki.

Tramway.





















Maison du Président.
Cathédrale luthérienne d'Helsinki.
Le soleil était au rendez-vous, comme vous pouvez le voir ! Un temps idéal pour se pavaner dans les rues piétonnes de la capitale, puis dans le marché près du port, avant de s'enfermer dans les deux centres commerciaux du centre ville.

Au marché. (Lapland = Laponie)
Sur le marché.


  • Day 4 : Dimanche 26 Avril.
Le dimanche était une journée plutôt calme, avec visite de l'aquarium d'Helsinki le matin, barbecue chez elle (oui oui, un BBQ en Finlande c'est possible!) et thé chez ses grands-parents.

Un requin à l'aquarium

BBQ Finlandais


  • Day 5 : Lundi 27 Avril.
     Dernier petit tour en ville avant le départ.






Un Starbucks avant l'embarquement
- mon nom est trop compliqué à l'étranger, j'ai piqué le nom de sa soeur ! -



         Je garde un excellent souvenir de ce petit voyage dans un endroit que je n'aurai probablement jamais visiter si je ne connaissais pas Erika. La Finlande est un pays magnifique au paysage boisé et aux maisons colorées. Il s'agit par ailleurs d'un Etat très moderne et sans grand problème politique ni économique majeur. Erika ne se souvient plus à quand remonte la dernière grêve ni la dernière manifestation. De plus, j'ai été surprise par l'accueil extrêmement chaleureux que m'a réservée sa famille, ainsi que par l'enthousiasme des habitants rencontrés. Moi qui pensait ne tomber que sur des personnes froides et distantes, c'est tout le contraire qui s'est produit ! Oops, je ramasse mes préjugés dans un tiroir. 
En bref, la Finlande est un pays où il fait bon vivre !

Jamais sans mes écouteurs ni mon carnet

Bye Finland, Hello Paris...

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Alors, des impressions sur la Finlande? Y êtes-vous déjà allés? Est-ce un pays qui vous attire?


Minute Titre: Robin est un jeune chanteur pop originaire de Turku et souvent surnommé le "Justin Bieber finlandais". Il a été découvert lors d'un télé-crochet à l'âge de 10 ans et a déjà quatre albums à son compteur à seulement 16 ans. Certains de ses titres sont pas mal je trouve, comme celui-ci ou celui-là - mais ce n'est probablement pas du goût de tout le monde.
      Elastinien quant à lui est un rappeur d'une trentaine d'année à l'origine du label Rähinä Records. A mon retour de voyage, j'écoutais ce morceau en boucle !