1 déc. 2014

'I've got you under my skin' - Sidaction

Une capote, une vie sauvée







Vingt six ans après que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ait choisi la date du 1er décembre comme Journée mondiale du SIDA et seize ans après que l'Assemblée générale des Nations Unies ait exprimé sa grande préoccupation face à cette pandémie tout en soulignant l’importance de cette journée mondial par la résolution 4315, plus de 35 millions de personnes à travers le monde sont aujourd'hui séropositifs. Ainsi force est de constater que la lutte contre le Sida est encore loin d’arrivée à ses fins. Ceci étant dit, le nombre de décès dû à cette maladie a considérablement reculé en 2013, puisqu'on observe une baisse de 11,8% de décès, certainement dû aux progrès de la médecine en terme, non pas de guérison, mais de ralentissement et d'atténuation des symptômes. Mais si le virus tue moins, le nombre de séropositifs, quant à lui, ne cesse d’augmenter. L'an dernier, en effet, 2,1 millions de nouvelles personnes ont été contaminées par le VIH. C’est pourquoi, à l’occasion de la journée mondiale du Sida ce 1er décembre, les associations se mobilisent à nouveau pour encourager au dépistage. Cette année encore, la journée a pour thème l'objectif zéro, à savoir zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au SIDA.




       Tel ne fut pas mon étonnement lorsque j'ai appris que le SIDA est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 10 à 19 ans. Cela peut s'expliquer par la toute dernière étude Harris Interactive diffusée par ma mutuelle étudiante, la Smerep, qui affirme qu'en 2014, 33% des étudiants déclaraient ne jamais porter de préservatifs contre 30% en 2013. Ils sont également un tiers à ne jamais effectuer de dépistage lors d'un changement de partenaire. Par ailleurs, pour la plupart d'entre eux, le préservatif se limite aux premiers rapports. C'est inconfortable, ça casse le rythme et l'action, c'est gênant, ou la honte d'en acheter..

En France, le nombre de personnes découvertes positives est en augmentation depuis 2011. Cela serait dû, tout simplement aux différentes actions mises en place fin 2011 pour inciter à se faire dépister. Le dépistage communautaire par TROD, des Tests Rapides d'Orientation et de Diagnostic, a notamment permis de repérer un fort nombre de personnes contaminées. Au sein de l’Union européenne, la France est en effet le premier pays en termes d’activité de dépistage,
Par ailleurs, à l'occasion de a journée mondiale de lutte contre le SIDA, la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a rappelé la mobilisation totale du gouvernement pour la lutte contre le virus et l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé) a relancé une campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se protéger et se faire dépister.

On entend en permanence parler de virus, VIH, syndrome, dépistage, préservatif, séropositif...etc, pour autant ces termes peuvent sembler peu clairs dans notre tête. Voici donc un court récapitulatif de ce qu'il me reste de mes leçons de SVT en Terminale. 
(disclaimer:je suis loin d'être médecin ou experte en la matière)



  • Le VIH, c'est quoi ?
         Acronyme pour Virus de l'Immunodéficience Humaine, il s'agit d'un rétrovirus, c'est à dire que ce virus rétro-transcrit son génome d'ARN en ADN pour être intégré par la suite dans le génome de la cellule. Autrement dit, il ne facilite pas la vie des chercheurs. C'est ce virus qui infecte l'Homme et est responsable du SIDA.


  • le SIDA, c'est quoi ?
       Cela veut Syndrome d'Immunodéficience Acquise, autrement dit le sida consiste en un affaiblissement du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes.
Ainsi, on ne meurt pas véritablement du VIH ou du SIDA, mais de n'importe quelles infections bénignes puisque notre système immunitaire est déficient.


  • Comment se transmet le virus?
       Il est transmis par plusieurs fluides corporels, tels que le sang, les sécrétions vaginales, le sperme ou encore le lait maternel.


  • Le dépistage, c'est quoi ?
       Le diagnostic précoce de l'infection par le VIH est important afin de pouvoir être pris en charge au plus tôt et prendre un traitement diminuant les effets et l'activité du virus. Dans les pays développés comme la France, des tests systématiques sont pratiqués pour les dons de sang, d'organes et de sperme. Le diagnostic sérologique est un acte médical réalisé, en France, par un médecin et se décompose en deux étapes :
- le dépistage qui va permettre de détecter ou non des anticorps anti-VIH : Cette production d'anticorps peut être détectée en moyenne 22 jours après la contamination. C'est pourquoi il est important de ne pas trainer à aller se faire dépister après un rapport non protégé. De plus, durant cette période, la patient est évidemment porteur du virus et susceptible de contaminé d'autres personnes sans le savoir.
- puis la confirmation que les anticorps détectés sont bien liés à une infection par le VIH


  • Etre séropositif, ca veut dire quoi?
       Ainsi nous sommes considérés comme étant "séropositif" dès lors que les tests du dépistage se sont avérés positifs, c'est-à-dire dès lors que notre corps produit des anticorps anti-VIH liés à une infection par le VIH.








  • Qu'en est-il de l'avancée scientifique ?
       Le VIH est très variable et sa structure rendent l'élaboration d'un virus très compliqué pour les chercheurs. Il existe ainsi des traitements antirétroviraux luttant contre le VIH et retardant l'apparition du sida, réduisant ainsi la mortalité, cependant il n'existe aucun vaccin ou traitement définitif au jour d'aujourd'hui.



  • Quelques liens médias :
  1. SIDA Info service
  2. Sidaction
  3. Solidarité Sida
  4. Tweet de F.Hollande
  5. Prévention - OMS
  6. Word AIDS Day
  7. Message vidép de D. Cameron (2013)
  8. 30/30 Project - Ryan Lewis
  9. Soyez responsable - UFUS






       En espérant que ce petit récapitulatif vous aide, je vous souhaite de passer un bonne semaine, et surtout couvrez vous ! (aussi bien pour vous protéger du VIH que du froid ;))
N'oubliez pas de sourire xx

27 nov. 2014

'Illuminate'

        When Christmas rimes with kindness



Ce soir j'ai envie d'écrire.



        Étrangement, j'ai ce besoin urgent de prendre une page vierge et de la remplir jusqu'à ce que mes paupières tombent. Soudainement, j'ai envie de prendre le temps, de m'échapper de mon code civil et de me poser confortablement sous la couette. Étonnamment, je me sens d'humeur à partager mes dernières pensées, sur un blog qui au fond n'est que très peu lu. C'est alors que je me retrouve à l'heure du coucher à tapoter sur mon clavier, comme si je ne le faisais déjà pas assez en amphi, avec cette fois-ci le dernier album de Yellowcard en fond sonore, une bougie saveur épices allumée et un père noël en chocolat - déjà sans tête - reposant sur ma table de nuit.
       Yup, Noël approche à grand pas les amis. Dans un mois, nous aurons déjà la peau du ventre bien tendue et 3 kilos de plus sur la balance. La période de Noël, c'est ce moment de l'année où le froid est installé et les feuilles sont tombées. Pour autant, le moral de la population n'est pas si amoché que ce que le climat et l'intensité solaire pourraient laisser croire. Au contraire même, les gens sont - globalement - contents. Durant la période des fêtes, c'est comme si tout le monde faisait un effort pour mettre de coté aussi bien ses soucis les plus profonds que ses petits tracas du quotidien. Tout le monde semble être plus relax, plus ouvert et plus souriant. Quand bien même tout cela ne serait qu'une façade, c'est toujours agréable à voir. Pendant le temps de quelques semaines, les français semblent satisfaits ; n'est-ce pas là une belle preuve de la magie de Noël ? Je fais partie de ceux qui se réjouissent de voir les illuminations dans les rues, qui s'émerveillent devant les décorations dans les centre commerciaux, qui ralentissent devant les vitrines des magasins et qui s'excitent à l'idée d'aller faire un tour dans un marché de Noël. Au mois de décembre, je redeviens une petite fille, je me laisse transporter par l'atmosphère féerique et bon enfant et je me sens d'humeur à faire des cadeaux à tout le monde (Hier encore, j'ai offert à père noël en chocolat à tout ceux avec qui je partage mon logement)




   
   Ceci étant dit, le mois de décembre n'a pas que des avantages, ne vous méprenez pas. Cette période de fin d'année est malheureusement synonyme de froid, d'humidité, de nez qui coulent, de maladies, d'extrême fatigue, de partiels de fin de semestre, de journées qui se résument à partir de chez soi la nuit et revenir également la nuit, de foule dans les magasins, de casse-tête pour trouver des cadeaux.. Mais la période de fin d'année, c'est aussi un moment de misère social grandissante. En effet, à l'heure où nous dépensons notre argent en futilités, en boissons spéciales Christmas de chez Starbucks et en chocolats qui nous coûtent un bras (see what I did there?), il n'en demeure pas moins que la vie devient de plus en plus rude pour les sans-abris. Ainsi, cette période de l'année est l'occasion de faire plaisir à ses proches mais pourquoi pas à des inconnus par la même occasion? Je donne très peu à ceux qui font la manche, je l'avoue, et je culpabilise presque à chaque refus que je prononce. Cependant, donner à un signifierait donner à celui de la rue d'à côté, et ainsi de suite. Etant étudiante boursière, je ne peux me le permettre... De plus, comment déceler le vrai du faux? Il y a tellement d'abus, tellement de profiteurs, tellement de réseaux qui se sont mis en place. Ca me répugne. Cela dit, la semaine dernière, alors que je faisais mes courses tard un mardi soir, une roumaine (je pense) devant moi à la caisse a payé avec certainement sa récolte des derniers jours. Sur le tapis était étalé un nombre incalculable de pièces rouges et jaunes, et parmi elles, quelque euros se cachaient. J'avoue avoir éprouvé une double pitié à ce moment précis : tout d'abord pour cette femme habillée pauvrement qui n'avait pu s'offrir que du pain, du lait et d'autres denrées essentielles. Et d'autre part pour la caissière qui à 20h30 a peiné à comptabiliser le montant de ces piles de pièces ! Au bout de la troisième tentative de re-comptage, j'ai alors proposé d'ajouter au bout ce qu'il manquait, car je voyais bien que malgré l'important nombre de pièces, les chances que les 10€ soit atteint étaient terriblement faibles. J'ai donc rajouté environs 3€ afin que cette dame n'ait pas à retirer des produits de son sac. Je me souviens encore du regard et de la réaction de la caissière qui m'a aussitôt sorti que j'avais "vraiment bon coeur". C'est sans réfléchir que je lui ai rétorqué que justement non, au contraire, ça me faisait mal au coeur de voir ça. Bref, ce petit épisode illustre simplement le fait qu'en cette période festive, on devrait certes penser à sa famille et ses amis, mais également à ceux qui n'en ont pas. Un petit geste peut changer tant de choses. Un sourire a également bien plus d'impact que ce que l'on pourrait croire. Pensons-y.

       Tiens, en parlant d'amis justement, j'en viens à penser que cette année nous faisons avec mon "groupe" de la fac le petit jeu du père Noël secret. On a pioché le nom de quelqu'un d'autre et on devra lui offrir un petit quelque chose. C'est tout con, mais j'ai toujours eu envie de "jouer" à ça : s'offrir un cadeau anonymement et deviner de qui provient le notre. Cette idée tout bête me rend heureuse, c'est débile, non?


Tout en restant dans le même thème de l'amitié et de Noël, l'une de mes meilleures amies, qui étudie à Strasbourg, vient justement demain passer le week-end chez moi, près de Paris. Cette idée me réjouit, vous n'avez pas idée ! A vrai dire, ce week-end est le seul que j'ai de libre entre les vacances de la Toussaint et Noël, et je n'avais pas vraiment envie de rentrer en Bretagne chez ma mère pour être honnête... Je ne sais pas trop ce que j'aurais fait là-bas, et puis surtout je me suis tellement habituée à ma vie d'étudiante autonome et indépendante, que rentrer à la maison et redevenir une fille à maman le temps d'un week-end, ça ne m'enchante pas grandement. De plus, j'ai déjà glandé tout l'été chez moi ; j'ai besoin d'espace, de respirer et de m'isoler(non pas que ma famille soit insupportable et oppressante, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !). Mais ouais, j'en sais rien, je ne saurais l'expliquer, mais comme je l'ai évoqué dans cet article, je ne suis pas très famille ni très attachée à ma ville et mon chez moi, et n'hésite pas à quitter mon univers, c'est tout. Certainement est-ce parce-que mon univers justement, n'est pas un univers qui me convient. En plus de ça, je suis de nature introvertie et solitaire. Tout ca pour en venir au fait que ce week-end sans avoir d'examens blancs ou de cours de rattrapage, je ne le passe non pas affalée sur mon canapé breton, mais à galoper dans Paris avec l'une des mes plus vieilles amies (bientôt 10 ans!). On s'offre un petit week-end de filles destiné à la course aux cadeaux de Noël, au lèche-vitrine de Printemps et au marché des Champs-Elysées. L'idéal pour s'évader de la tension de nos études !

       Je pourrais continuer des heures à écrire, mais mon ventre à faim et il me reste encore un oral à préparer pour demain. C'est donc là que mon esprit s'arrête de divaguer et que je retourne à mes occupations habituelles.
En cette semaine de l'anniversaire (40 ans!) du vote de la loi Simone Veil sur l'IVG, de la journée mondiale contre les violences faites envers les femmes (mardi 25) et de Thanksgiving (aujourd'hui), je vous souhaite que la fin de celle-ci vous soit la plus agréable possible. Énormes bisous, et n'oubliez pas de sourire (pour vous, votre entourage et les inconnus) xx




Minute Titre: Yellowcard est un groupe de rock alternatif américain formé en 1997 en Floride que j'ai connu grâce à leur titre City of devils - qui a accompagné mes moments de déprime totale et de remise en question. Bien que la composition de groupe ait changé depuis, je reste accrochée à eux et leur dernier album "Lift A Sail" est tout sauf décevant. J'adore tout particulièrement MSK et The Deepest Well.

18 nov. 2014

'Pursuit Of Hapiness'

C'est quoi le putain de bonheur? 





Il y a des soirs où je me sens d'humeur à philosopher et mettre des mots sur ma pensée :

          C'est quoi le putain de bonheur ? C'est quoi cette merde dont tout le monde parle constamment? J'ai l'impression que c'est le nouveau truc à la mode, le mouvement épistolaire superflu. Lorsque l'on te demande quel est ton but dans la vie, tu réponds "être heureux" et tu te sens cool, dans le vent, comme Beyonce dans Pretty Hurts. Pardon? Non. Non. Ca ne devrait pas être un but. Il ne faut pas le voir comme une grande étoile scintillante qu'il faut atteindre à tout prix. Arrêtez de tendre le bras jusqu'à vous en donner une crampe. On parle du bonheur comme l'on parle des sept merveilles du monde. C'est fantastique, magique, épique. Le bonheur est, dans les moeurs, rare et précieux. On voue un culte autour de ce mot, on l'admire,  on en rêve les yeux ouverts. On le cherche au dépens des autres sensations et on en oublie sa définition. C'est simplement devenue un idéal, une fin de Disney. Or c'est bien connu, un idéal est une perfection inconcrétisable. Le bonheur est une notion abstraite qui hante nos rêves. Oui, hante. Car voir le bonheur comme un but ultime engendre bien plus d'effets négatifs que positifs. Arrêtons de se le fixer comme objectif puisque cette recherche est vouée à l’échec. Oui j'ai osé le dire. Ca fait mal de l'entendre hein? Et pourtant je ne me range pas dans la catégorie des pessimistes. Je suis tout simplement pensive et réaliste. La perfection et le nirvana n'existe pas, à quoi bon vouloir l'atteindre à tout prix? Lançons nous plutôt des objectifs concrets et réalistes, cela engendrera moins de déception et plus de déterminisme dans nos actions sur du long terme. Le bonheur ne rime pas avec perfection et nirvana, il s'agit d'un état d'esprit.

Parfois, j'ose à peine prononcer ce mot de peur qu'il s'envole à la seconde où la dernière syllabe a été prononcée. De peur de le voir m'être retiré, je reste discrète. C'est insensée, je le sais bien, mais c'est devenue un mot aussi tabou que Voldemort.  De plus si j'ai le malheur de clamer être heureuse, je serais pointée du doigt. Oui, on est comme ça nous les humains, on aime mettre les gens mal à l'aise, soit disant ça nous réconforte dans notre propre mal être. Or ceux qui osent prononcer ce mot ne sont pas des inconscients, mais a contrario des courageux. Ils ont réussi à passer outre la pression de la société qui voudrait sans arrêt leur rappeler ce qui manque à leur pleine satisfaction de la vie. De peur d'être mise sous un projecteur, j'évoque ce mot à tatons, tout comme on plongerait la pointe du gros orteil dans un bain d'eau bouillante. C'est difficile d'admettre d'être heureuse, car on sait que derrière notre dos, certains murmureront nos défauts et nos failles et souligneront les nombreux éléments qui selon eux devraient être un obstacle à notre bonheur. Ou à l'inverse, il est difficile d'admettre être ou se sentir malheureux, sous prétexte qu' "on a tout ce qu'il nous faut pour être heureux" et que tout cela n’apparaît alors qu'être un caprice.



Il est en effet si difficile de faire abstraction du regard des autres. Mais pourtant c'est à partir de ce moment là que l'on se sentira plus libre et a fortiori plus heureux.  Il nous arrive d'être heureux et de se sentir bien, admettons le. N'ayons pas peur de dire que nos cheveux sont dociles, doux et soyeux  aujourd'hui, que notre nouveau jean met nos fesses en valeur et que cette robe nous amincit. Ne craignons pas de montrer notre intelligence, osons avouer que notre chambre est la plus belle, que nos proches sont fantastiques ou que l'on a passé une nuit merveilleuse et reposante. Laissons nous le droit d'être en forme et plein d'énergie jusqu'à faire tourner notre entourage en bourique. Ca ne veut pas dire que l'inverse se produira demain. Le bonheur n'est pas éphémère, il est juste instable et se manifeste à différents degrés. Mais il est toujours présent, si l'on pense à aller le trouver au fond de nous bien sûr. Il faut prendre le bonheur comme l'air mesuré par un thermomètre: parfois il fait 35 degrés, mais parfois il en fait -5. Cependant le soleil n'a pas disparu pour autant, il est toujours là, à des milliers de milliards de kilomètres, chauffant notre planète pour que l'on puisse vivre. Sa chaleur ne s'épuisera pas, elle est éternelle, seulement parfois des nuages l'empêche de briller de mille feux. Le bonheur est toujours présent, simplement il ne peut pas être au maximum de sa capacité 365 jours par an.

La Baule, un jour de Toussaint.


          Ne percevons pas le bonheur comme un mirage. On a pour habitude de le prendre comme un but, un objectif à atteindre. C'est ridicule. Et vous savez pourquoi? Parce-qu'il est déjà présent. Ce n'est pas un mirage, c'est un véritable oasis que l'on aperçoit au bout de notre nez. Le bonheur, nous le touchons du bout des doigts sans pour autant le sentir, nous le voyons sans le regarder, nous l'entendons sans l'écouter. Nous sommes le propre maître de notre bonheur, au fond on le sait tous mais on préfère blâmer le destin, les autres ou Dieu. Il faut dire que c'est tellement plus facile de laisser l'univers porter le chapeau plutôt que nous-même. Oui je crois au destin, au fait que les grandes lignes sont déjà écrites et que certains événements n'arrivent pas par hasard. Mais cette croyance est à nuancer ; certes nous sommes prédestinées à vivre comme ça, être comme ça, ressembler à ça et ressentir ça, mais ça ne veut pas dire que l'on doit se laisser porter par la vie. Nos actions et nos choix comptent plus que les directives écrites là haut. Un destin ça se change. Ce n'est pas parce-qu'on a préféré prendre la route de campagne et ne pas suivre les indications du GPS que forcément notre voyage est voué à l'échec. Sur cette route, même sinueuse et étroite en apparence, on y rencontrera d'autres obstacles et d'autres personnes que ce qui étaient prévus initialement mais ce ne veut pas dire que notre décision était mauvaise. Il faut vivre, et non pas juste exister. C'est le meilleur moyen d'apprécier la vie et d'être heureux.


"We’re always thinking that someday we’ll be happy; we’ll get that car or that job or that person in our lives that’ll fix everything. But happiness is a mood, and it’s a condition, not a destination. It’s like being tired or hungry, it’s not permanent. It comes and goes, and that’s okay. And I feel like if people thought of it that way, they’d find happiness a lot more often." - Julian Baker, OTH


Un trio, une famille.

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7 nov. 2014

'Dernier combat'

       

 Barrage de Sivens : conflits d'intérêt?



          Ca fait longtemps que je n'avais pas pris le temps de rédiger un article relatif à un sujet d'actualité et de société. Un article comme je les aime, un vrai. Un de ces posts où je m'installe confortablement  adossée à mon chauffage, un chocolat chaud à ma droite, un carnet rempli d'idées à ma gauche et une playlist spotify défilant dans mes oreilles. Faute de temps, j’enchaîne à contre coeur les articles construit à la va-vite (playlists, photos, vidage de tête...). Mais ce n'est pas pour ça que j'ai commencé à bloguer, du moins pas totalement. Alors je profite de mon dernier vendredi soir "libre" (ie sans révision) avant la fin du semestre pour vous parler d'un événement récent qui m'a marquée, touchée et fortement attristée.




          Je reviens en effet aujourd'hui pour parler écologie. Bon, écologie certes, mais également (et surtout) de barrage, d'aéroport, de mouvements sociaux, de casseurs, de répression, de mort. Attendez. Quoi? Mais... Pour tout vous dire, dès la première phrase introductive de mon sujet, j'en viens déjà étonnamment à me demander comment j'en suis venue à allier écologie et mort dans la même phrase. Comment est-ce possible que ces deux termes soient associés ? Comment un passionné qui se bat pour préserver la nature et l'environnement peut-il mourir pour ses convictions a priori si inoffensive et ridiculement banale? Vous l'avez compris maintenant, je pense, le sujet principal de cet article concerne l'affaire du barrage de Sivens, ayant tristement conduit à la mort d'un jeune opposant de 21 ans, Remi Fraisse.

Crédit: France 3 Midi-Pyrénnées

            Remettons les choses dans l'ordre afin de comprendre tous les aspects de ce projet, pourtant local mais dont la tournure des événements et le dénouement semble à présent être un enjeu à la fois national et politique.

Où?
          Le projet de « retenue SIVENS » se situe dans la région Midi-Pyrennées, et spécifiquement  dans la commune de Lisle-sur-Tarn au Nord-Ouest du département du Tarn. Ce projet a lieu au coeur d'une forêt située sur la partie sauvage et préservée de la rivière, le Tescou (qui est un affluent du Tarn dans le bassin de la Garonne).


Pourquoi construire un barrage?
         
          L'objectif soutenu par les pro-barrage est en tout premier lieu un objectif d'intérêt général puisque, en gros, 30 % du volume de la retenue serait un soutient débit d’étiage pour la dilution des pollutions. Les 70 % restant seraient destinés à l’irrigation de 309 hectare de terres agricoles l'été. Ce barrage serait également une réserve pour les potentiels incendies l'été, ainsi qu'une aide majeure pour le règlement des crues et inondations.
--> Ce projet serait donc vitale pour l'agriculture intensive et l'adaptation aux catastrophes naturelles.


Comment ?

          Les élus locaux ont voté en faveur de cet aménagement et la préfète du Tarn a donné son accord. Par ailleurs, l'Etat a permis à ce projet de barrage de bénéficier de fonds structurels européens et d'importantes subventions de la part de l'agence de l'eau Adour-Garonne. Le projet serait en réalité financé à 100 % par des fonds publics (8 400 000 €HT pour l’investissement). Les financieurs prévus sont le maître d'ouvrage ( à savoir le Conseil Général du Tarn pour 10%, le Conseil Général de Tarn-et-Garonne à hauteur de 10% également), l’Agence de l'Eau Adour-Garonne (50%) et l’Europe (30% via les fonds FEADER).
--> Ce projet a été accepté et voté et serait financé par les collectivités locales en majorité, et l'Union Européenne en minorité.


Pourquoi ne pas le construire ?

          Cela ne vous a pas échapper, la construction de ce barrage a fait et fait toujours l'objet de vives contestations.  Le barrage, une fois construit, ennoierait la zone humide du Testet, qui s'avère être la dernière zone humide importante du bassin versant du Tescou et qualifiée par la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) comme faisant « partie des zones humides majeures du département du point de vue de la biodiversité ». L'un des principaux arguments allant à l'encontre de ce projet est également un argument environnemental : en effet la destruction de 13 hectares de la zone humide mettrait en péril 94 espèces protégées. Les opposants au barrage évoquent également les conflits d'intérêts entre la compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne et le conseil général du Tarn, le coût du projet, le faible nombre d'agriculteurs bénéficiant du barrage (20 en réalité, et non 80 exploitants comme annoncé par le Conseil Général), ainsi qu'un plus faible besoin en eau à l'heure actuelle, comparé à ce que les études montraient en 2001.
          En outre, l'opposition au barrage est soutenue par des nombreux écologistes, la Confédération paysanne, le parti Europe Écologie Les Verts, le Parti de gauche et le Nouveau Parti anticapitaliste.
--> Pour des raisons de sauvegarde des animaux, de coût honéreux, d'inutilité et d'intérêt purement isolé (20 exploitations agricoles)

Quelles sont les actions contestataires antérieures ?

           Dès octobre 2013, l'occupation du site par les opposants est réalisée par le groupe "Tant qu'il y aura des bouilles" ("...il n'y aura pas de barrage"). Mais en février 2014, le préfet du Tarn autorise la capture des animaux protégés de la zone ainsi que le déboisement de la forêt, entraînant une expulsion des opposants occupant le site après une décision de justice demandée par le conseil général. En avril 2014, diverses actions, regroupant 400 personnes, sont menées par les opposants sous le terme de « printemps de Sivens » dont la « convergence des marches ». Durant le même mois, plusieurs décisions de justice, notamment de la Cour d'Appel de Toulouse et du Conseil d'État déboutent la demande des opposants. Enfin, en mai 2014, une autre expulsion d'opposants au barrage est réalisée.
          À la fin du mois d'août 2014, une nouvelle occupation de la zone a lieu, alors que les préparatifs de déboisement commencent. C'est alors que des affrontements entre les opposants et les forces de l'ordre ont lieu le 26 et 27 août. En marge de ces violents affrontements, des grèves de la faim sont initiées, mais en vain, puisque les travaux de déboisement commencent le 1er septembre 2014.
--> Les principales actions de contestations sont l'occupation du site, des actions en justice et des grêves de la faim


Comment être écologiste peut-il conduire à la mort ?

          J'ai bien peur que cette question ne reste sans réponse. Ou du moins sans réponse humainement recevable. Tout ce que je peux affirmer c'est que le week-end du 25 et 26 octobre 2014, plusieurs milliers de personnes (dont José Bové (député européen Europe Ecologie Les Verts et syndicaliste Confédération paysanne), Pascal Durand (député européen EELV) et Jean-Luc Mélenchon (député européen Parti de Gauche) se sont de nouveau rassemblés au Testet pour s’opposer à la construction du barrage. Le rassemblement devait se passer dans le calme et avait été autorisée par la préfecture. Cependant, des occupants du site incendient un générateur de projecteur resté sur le site pourtant évacué de toute trace de chantier, ce qui a provoqué le retour des forces de l'ordre et ravivé la colère d'une centaine d'anarchistes visiblement près à tout pour se battre contre l'autorité.
C'est ainsi que, par un tir de grenade offensive lancée par les forces de l'ordre, un jeune homme de 21 ans décède.

Avis ?
          Cette fin m'attriste, me choque et me révolte en même temps.  J'avoue être fortement mitigée au sujet de cette construction et de la façon dont cela a été géré. 
          Certes ce projet vieux de 20 ans est le fruit d'un processus démocratique puisqu'il a été étudié, voté et accepté par les élus locaux. De plus, les forces de l'ordre ont joué parfaitement leur rôle en se mettant en retrait au début de la manifestation (fin octobre) afin de ne pas attiser la haine des manifestants, ni de risquer d'apparaître comme des provocateurs. Ainsi sont-ils uniquement intervenus dès lors que la manifestation pacifiste s'est transformée en dégradation volontaire des lieux. Si les forces de l'ordre ne peuvent pas employer la force pour faire régner l'ordre, alors qui le peut ? A force de contester l'autorité, pire même, de ne pas la respecter et de la dénigrer, c'est le chaos pur et simple qui va s'installer en France. (n'est-ce pas déjà le cas? Hm.) Il faut bien mettre un terme aux débordements... il est seulement dommageable de voir que pour cela un recours aux armes, même considérées comme non dangereuses, est obligatoire. Enfin, de quel lieu les opposants se permettent-ils de contester une décision locale, sous prétexte qu'ils ne sont pas d'accord ? Ici est remis en cause la démocratie, son fonctionnement ainsi que le pouvoir coercitif d'une décision d'une collectivité territoriale.

          Mais d'un autre côté, cette histoire de barrage semble être bien plus qu'une histoire de réserve d'eau. Il semble en effet y avoir une sévère histoire de conflit d'intérêt de la part des élus locaux (tiens, que c'est étonnant en politique!). 

Conflits d'intérêts ?

          Ce sont les mêmes élus qui choisissent dans leurs collectivités locales de sacrifier ou alimenter tel cours d'eau et qui votent également ensuite les subventions nécessaires au sein de l'agence de l'eau. Par ailleurs, on remarque que la Compagnie générale des coteaux de Gascogne est une société d'économie mixte dans laquelle les représentants des conseils généraux sont majoritaires, et qui intervient dans la quasi-totalité des chantiers régionaux liés à la répartition de l'eau depuis une cinquantaine d'années. Ainsi il est facile de comprendre que la réussite économique de cette entreprise pèse sur les choix des élus qui en sont majoritaires. Vous voyez? Tout est lié. 

           Un autre exemple qui peut être avancé est celui de André Cabot qui est à la fois vice-président du département du Tarn, veillant sur les dossiers liés à l'eau, et siège en parallèle comme vice-président de la commission de l'agence Adour-Garonne, commission qui a eu à examiner la demande de 50 % de subventions pour ce barrage.

 --> Plusieurs autres personnalités ont de la même façon un pied dans le corps électoral local et le corps financier de cette construction.


Et l'aéroport de NDDL?

          Beaucoup ont assimilé ces manifestations et contestations à celles relatives à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (dans la région Pays de la Loire). Etant bretonne et habitant aux portes de cette région, plus exactement à moins d'1h de route du supposé site de l'aéroport, je ne peux qu'approuver cette affirmation.
          En effet, ce projet d’aéroport dans la campagne nantaise (alors qu'il y a déjà un aéroport à Nantes, et à Rennes), cela fait des générations que les habitants de l'Ouest en entendent parler ! Enfant, ma mère entendait déjà parler de ce projet qui devait se faire "bientôt". 40 ans plus tard, aucune pierre ni once de chantier n'a été décelé, alors même que le permis de construire est signé. Pourquoi? Certainement dû aux (très) forts mouvements de contestations et de mobilisations que ce projet engendre. 
          L'année dernière j'ai effectivement traversée en voiture timidement une partie de cette ZAD ("Zone A Défendre") [ site de la ZAD de NDDL, ça rigole pas! ] et j'ai donc pu être témoin des ravages des affrontements, ayant pourtant eu lieu l'année encore d'avant (2012 principalement). Voitures brûlées, terrains dévastés, pancartes et banderoles hérissées, barrières cassées, pneus entassés, routes dégradées... Tel ne fut pas ma stupeur à la vue de ces dégradations scandaleuses et de ces dégâts matériels et environnementaux. Un véritable champ de guerre, et je n'amplifie rien. 
Badge autocollant pour voiture
Enfin, les contestations continuent de battre leur plein puisque cet été, j'ai de nouveau pu être témoin d'une action contestataire des opposants à cet aéroport : un groupe isolé a mis feu, sur la 4x4 voie Rennes-Nantes, a une bonne dizaine de pneus usagers, bloquant ainsi les automobilistes (dont moi!) pendant une bonne heure et demi. De multiples manifestations continuent d'être organisées principalement à Nantes. Ces manifestations sont familiales, pacifistes, organisées et préparées, cependant, comme partout, il existe des casseurs anarchistes  qui ne connaissent rien à l'écologie mais qui prennent ces mouvements sociaux comme une occasion de se défouler, tant sur les forces de l'ordre que sur les infrastructures et commerces de la ville.






          BREF, je pense qu'il est grand temps que je m'arrête d'écrire et que je retourne à mes révisions de droit des contrats. Je terminerai simplement par préciser que je suis entièrement contre la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, puisqu'encore une fois, ce n'est pas l'intérêt général qui est le véritable objet de ce projet, mais bien des enjeux financiers, des alliances et des conflits d'intérêts bien caché du grand public. Sans compter l'impact désastreux que ce dernier aurait sur la faune et la flore ainsi que sur les populations alentours, et la pollution terriblement importante que cela engendrerait.
J'espère vous avoir un peu plus éclairé sur ces deux affaires similaires tant par leurs violentes contestations et violentes répressions que par leur caractère écologique.



PS: je doute que cet article intéresse beaucoup de monde, mais il me tenait à coeur. Voilà. Mes pensées se tournent vers Remi Fraisse et ses proches.


Sur ce, passez un excellent week-end, et n'oubliez pas de sourire !


(Sources: France 3 Midi-Pyrénnées, LeMondeCollectif TestetYonne Lautre)


Minute Titre: Manau est un groupe de rap, composé de Martial Tricoche et Cédric Soubiron et formé en 1998. D'inspiration celte, Manau est principalement célèbre pour son titre La tribu de Dana et leur premier album Panique Celtique a notamment été récompensé par la Victoire de la musique du « meilleur album rap ou groove de l’année » en 1999.

2 nov. 2014

'We will ROCK you'


Comme chaque début de mois, je vous retrouve avec une playlist qui vous permettra d'affronter les 30 prochains jours !


          Prise par les cours, le travail et la vie quotidienne, je n'ai pas vraiment eu le temps de parcourir le net à la recherche de nouveautés récemment... Faute de découverte poignante, j'ai tout simplement fouillé dans le dossier musique de mon ordinateur pour en ressortir une vingtaine (oui, je me suis lâchée!) de titres rock joués par des groupes mythiques et classiques connus de tous, dont il faut absolument avoir dans son iPod/portable.

  1. Walk this way - Aerosmith
  2. You Talk - Babyshambles 
  3. Penny Lane - The Beatles
  4. I Wish I Was Someone Better - Blood Red Shoes
  5. Song 2 - Blur
  6. Living On A Prayer - Bon Jovi
  7. London Calling - The Clash
  8. Friday I'm In Love - The Cure
  9. Basket Case - Green Day
  10. Ruby - Kaiser Chiefs
  11. Whole lotta love - Led Zeppelin
  12. Rape Me - Nirvana
  13. Supersonic - Oasis
  14. Another Brick In The Wall - Pink Floyd
  15. Where Is My Mind - Pixies
  16. Bohemian Rhapsody - Queen
  17. Losing My Religion - R.E.M
  18. By The Way - Red Hot Chili Peppers
  19. Sunday Bloody Sunday - U2
  20. Baby O'Riley - The Who

          Article très court, je sais, mais je suis extrêmement à la bourre dans mes révisions, donc chaque minute de mon dimanche est précieuse actuellement...
Bon courage pour la rentrée, et à très vite !
N'oubliez pas de sourire xx

29 oct. 2014

'Not Afraid'


       

Peur - La comprendre et l'affronter




        En cette période d'Halloween et d'histoires de clowns à faire dormir debout, j'avais envie de parler de cette sensation aussi étrange qu'est la peur. Probablement l'une des émotions les plus anciennes du monde animal. Et comme toute émotion, la peur est difficilement palpable, et surtout quasiment impossible à cerner scientifiquement. Cela n'empêcha pas Charles Darwin de la décrire ainsi dans L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux :


« La peur est souvent précédée de l'étonnement, dont elle est proche, car les deux mènent à une excitation des sens de la vue et de l'ouïe. Dans les deux cas les yeux et la bouche sont grand ouverts. L'homme effrayé commence par se figer comme une statue, immobile et sans respirer, ou s'accroupit comme instinctivement pour échapper au regard d'autrui. Le cœur bat violemment, et palpite ou bat contre les côtes... La peau est très affectée par une grande peur, nous le voyons dans la façon formidable dont elle sécrète immédiatement de la transpiration... Les poils sur la peau se dressent; et les muscles superficiels frissonnent. Du fait du changement de rythme cardiaque, la respiration est accélérée. Les glandes salivaires agissent de façon imparfaite ; la bouche devient sèche, est souvent ouverte et fermée. »

          Au vue de cette déclaration, force est de constater que ces manifestations sont multiples : tremblement, accélération du rythme cardiaque, hérissement des poils, paralysie, pâlissement du visage, écarquillement des yeux, élocution d'un cri... Mais outre ces actes incontrôlables et soudains, la peur reste mystérieuse et irrationnelle. Alors qu'il est facile de prévoir les réactions qu'elle engendre, les agents provocateurs de la peur n'en restent pas moins aléatoires, imprévisibles et surtout subjectifs. En effet, on a tous peur de quelque chose : un animal, une activité, une sensation, un phénomène de la vie, un phénomène naturel, une personne...(why not? J'ai bien peur de mon ancienne chargée de TD, moi!). Nous éprouvons tous des peurs. Qu'elles soient conscientes ou inconscientes, à la surface ou bien enfouies en nous, déjà découvertes ou encore à découvrir... Tous. 
          Pour autant, nous n'avons pas tous peur de la même chose : quand certains s'affolent à la vue d'une araignée, d'autres les élèvent comme animal de compagnie. Quand certains sont fringants de sensations fortes et attractions en tout genre dans les parcs à thème, d'autres se font un plaisir de garder les sacs et prendre des photos. J'en viens alors à me poser la question du facteur provocateur de la peur, autrement dit de l'élément ou de l'aléa qui fait que l'on a peur. Est-ce un facteur exclusivement interne et propre à chacun ? Ou est-ce un facteur externe, mais perçu différemment selon le récepteur ? De plus, cette perception de l'élément provocant la peur est-elle prédéfinie ? Peut-on prévoir la peur selon notre vécu, notre histoire, notre famille, notre enfance, notre éducation, notre environnement...? Ou bien tout cela était-il déjà déterminé au moment de notre création? Je m'y perds et je vous ai probablement perdu... Je mets donc un terme à ma réflexion car si je commence à empiéter sur le terrain de la prédestination, des pages et des pages d'écriture seront pleines sans qu'aucune réponse ne puisse être apportée. Je vais donc m'abstenir et partir du principe que la peur reste une sensation archaïque et encore mystérieuse.


          Par ailleurs, il existe des peurs concrètes, mais également des peurs abstraites comme les angoisses, les crises de paniques ou la peur de l'avenir. Il y a quelques mois de ça, j'ai lu le livre de Sheryl Sandberg, En avant toutes. (J'en parle d'ailleurs dans un article sur la place des femmes). Dès le premier chapitre, elle pose une question qui m'a de suite interpellée et poussée à la réflexion : Que feriez-vous si vous n'aviez pas peur ? La peur se manifeste de différentes manières et est un terme si général, qui englobe tellement de sentiments, en y réfléchissant. En vue de la thématique de son livre, j'ai supposé qu'il étant question ici de la peur de l'échec, la peur du regard des autres, la peur de l'avenir, la peur de la déception, la peur de regretter, la peur de tout perdre, la peur de l'insatisfaction, la peur de la culpabilité...
Je me suis donc obligée à lister sept actions que je m'empêche de faire par peur :
  1. M’engager vers une carrière d'avocate internationale ou de magistrate 
  2. Me faire tatouer 
  3. Sauter en parachute 
  4. Dire ce que je pense intérieurement
  5. Réserver à la dernière minute un billet d'avion sans retour vers l'étranger 
  6. Passer mon permis moto
  7. Hurler le plus fort possible du haut d'une colline/montagne/falaise 


"Aucun être humain ne peut supporter une terreur continuelle : la peur se retire finalement au second plan de l’esprit ; on l’accepte, on la met en, place et on n’en veut plus entendre parler." — H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 

          En effet, certaines peurs, qui occupent une place prépondérante à un certain moment de vie, s'atténuent peu à peu au fil du temps. Parfois pour laisser place à d'autres, parfois pour laisser place à l'apaisement. L'élément qui a provoqué la peur à un instant t est toujours présent, seulement notre cerveau s'y est habitué. Cette peur primordiale devient secondaire. 

          Parallèlement, outre l'atténuation et l'acceptation passive de la peur, c'est la confrontation et l'affrontement qui reste le moyen le plus efficace pour s'en débarrasser. J'irai même jusqu'à dire que les peurs sont faites pour être surmontées. En effet, beaucoup de thérapeutes vous diront qu'il suffit souvent de surmonter sa peur une fois pour la faire disparaître définitivement. C'est ainsi que l'on grandi et se forge un caractère, tout en accroissant sa dignité et son courage. De même, nous gagnions en confiance et en maturité d'esprit. La preuve de cette affirmation réside en effet dans l'illustration banale d'un enfant et de ses parents, puisque l'enfant est doté de plus de peurs que son parent. Un enfant est en effet beaucoup plus craintif qu'un adulte, et c'est parce-que ce dernier a affronté le noir à plusieurs reprises qu'il en est ressorti plus fort et délivré de cette crainte à l'âge adulte.


          Sur ces bonnes paroles, je ne peux que m'auto-encourager à faire disparaître mes peurs. Autrement dit à les affronter. Mais comme pour tout ; c'est bien plus facile à dire qu'à faire ! Et vous, si vous deviez lister vos peurs ou les actions que vous vous refusez de faire par peur, qu'est-ce que cela donnera? Une longue liste ou bien une toute petite? Quelle(s) peur(s) avez-vous déjà affrontée(s) ?
Bonne fin de vacances, et n'oubliez pas de sourire xx





19 oct. 2014

'The Ballad Of Mona Lisa'



Le temps d'un automne - Samedi à Paris


Le soleil automnale m'a fait sortir la tête de mes bouquins.... pour aller à la librairie Gibert Jeune, au coeur de Paris, acheter d'autres bouquins d'occasions ! 
Quitte à se déplacer pour garnir sa bibliothèque de livre de cours, autant en profiter pour se balader au gré de ses envies, s'égarer et se laisser porter par ses jambes & le son de ses écouteurs. Pas le temps de blablater, je vous laisse avec quelques photos, prise à la volée, de la capitale :



Spotted : la Dame de fer !


Spotted : Notre Dame !



Jardin du Luxembourg






Pause lecture ; feuilletage de mes nouveaux livres







Comme un sentiment de compassion pour cette feuille coincée..

Pause Starbucks (Pumpkin Spice Latte, une merveille!)







Arche de la Défense



Mes achats de la journée : les trois du milieu.

PS : J'ai également vendu deux livres de droit de l'an dernier... et j'ai pu récupérer SEULEMENT 12€ pour les deux. 12€ pour deux livres achetés 30€ pièce, comprenez ma frustration et mon énervement sur le moment. Je ne referai pas l'erreur deux fois, l'année prochaine ça sera vente sur leboncoin !


Maintenant je suis curieuse, qu'avez-vous fait en ce week-end inhabituellement chaud et ensoleillé du mois d'Octobre ? Etes-vous en vacances, ou comme moi, avez encore une semaine à tenir?
Bon dimanche, et n'oubliez pas de sourire par ce beau temps xx



Minute Titre : Panic! At The Disco est un groupe de pop américain, originaire de Las Vegas. Il est cependant difficile de les cataloguer, puisque leur musique s'apparente plus à un beau mélange entre du rock, de la pop et de l'électro, parfois même de la dance. Ils sont notamment connus pour leur titre 'Nine in the afternoon' et je vous conseille d'aller écouter Ready To Go et Gospel !

10 oct. 2014

'The Story Of The Impossible'

Je suis perdue, je suis foutue.


Référence à l'avocat héro de 'Suits',




Après une semaine et demi sans signe de vie, je reviens avec un article un peu spécial. Cet article n'est ni un rebondissement sur l'actualité, ni même mon opinion sur un sujet quelconque ou une invitation à débattre. Ce n'est pas non plus un résumé d'une de mes sorties ou une playlist mensuelle. De même, il ne s'agit ni d'un avis cinématographique, ni d'une recommandation littéraire... 






Non, cet article n'a en réalité aucun but. A part, peut-être, me libérer de mes idées noires et de mes pensées négatives et pessimistes. Mettre des mots sur le brouhaha qui occupe ma tête. Extérioriser ma pensée afin qu'elle ne me hante plus. Des idées de posts sympathiques, jovials et enrichissants, j'en ai pourtant - là n'est pas le problème ! Mais voyez-vous, j'ai envie de laisser mon côté pessimiste prendre le dessus pour une fois. J'ai envie de faire tomber le masque. D'arrêter de faire semblant. D'arrêter de mentir et de mentir à moi-même. Et puis merde, j'ai envie de me plaindre quoi ! Je le fais si rarement... Parce-qu'entre nous, se forcer à être heureux, souriant et excitée par la vie c'est bien plus fatiguant que s'autoriser à être malheureux. Fatiguant n'est peut-être pas le mot. Mais en tout cas être un peu déprimée s'avère être beaucoup plus facile qu'être heureux. Alors en ce moment, je me laisse aller, j'arrête de me battre avec l'ange assis sur mon épaule droite et autorise le démon de gauche à s'exprimer. Pire même, je l'autorise à avoir une emprise sur ma vision des choses et à affecter mon moral.



Pour la première fois depuis longtemps, je me dit que je n’y arriverai pas. Que c’est impossible, que c’est trop dur, que c'est insurmontable. Pour la première fois depuis longtemps, j’en suis venue à la conclusion que rien ne rendrait cette étape plus abordable. Que n’importe quel chemin entrepris mènera forcément à l’échec. Que quelle que soit la solution choisie, le résultat sera le même. L'échec. J’aurai beau utiliser une méthode plutôt qu’une autre, au bout du compte ça ne fonctionnera pas. Pour la première fois depuis longtemps j’ai compris que donner mon maximum ne servirait à rien. Je n’y arriverai pas. Jamais la réussite ne sera le mot de la fin de ce chapitre. Pour la première fois depuis longtemps j’ai réalisé que c’en était trop pour moi, que j’allais échouer et que je n’y pouvais rien. 
Les chances que je réussisse mes projets ; que je passe en 3e année de droit, que j'étudie dans une bonne fac à l'étranger, que j’obtienne ma licence, que je sois prise dans un bon master et devienne une juriste ou même - soyons fous - avocate internationale, que je voyage à travers le monde, que je combatte l'injustice, que je me marie à un charmant british, que nos enfants soient beaux et polis, ... sont si infimes qu’elles en deviennent nulles. Je suis perdue. Je suis foutue. Pour la première fois depuis longtemps lorsque j'imagine mon avenir, je visualise un mur bétonné, gris foncé, haut de 937 516 492 mètres et protégés par une armée de véhicules blindés. Non pas que je vivais dans le monde des bisounours avant, seulement malgré les difficultés rencontrées et la connaissance des futures, j'avais foi en mon avenir mais surtout j'avais foi en moi. C'est étrange, pourtant je n'ai aucune estime de moi et je suis aussi confiante qu'une oisillon sortant de son nid pour la première fois. Je n'ai jamais eu confiance en moi, certes, mais jamais ça n'avait atteint ce stade là. Jamais je n'ai été aussi dépitée. Je sature, et je me retiens de "pète un câble" je crois. A moins que ça ne soit ce qui est déjà en train de se passer.



Aujourd'hui, je suis épuisée. Épuisée par mon rhume, ma toux et mon mal de gorge, mais également épuisée par le travail à fournir, les rédactions qui s’enchaînent les unes à la suite des autres, les cours d'amphi à taper, comprendre et exploiter, les lectures juridiques à analyser, les réveils trop matinaux, les couchers trop tardifs... Et puis tout simplement fatiguée par les gens, par le bruit de la foule, par le simple fait d'avoir une conversation. Mais par dessus tout, je suis fatiguée par moi même. Je m'en veux d'être pessimiste, je m'en veux d'en avoir raz-le-bol, je m'en veux de ne pas être assez combative, je m'en veux de ne pas réussir. Et je ris de ma connerie, car c'est entre deux quintes de toux et depuis la bibliothèque universitaire que je vous écris, au lieu de me concentrer sur la rédaction de ma dizaine de fiches d'arrêts et de mon cas pratique de droit des contrats, de me pencher sur ma dissertation en droit administratif, mon "case brief"de droit américain, mon exposé en finances publiques et j'en passe... Le repos en langage des juristes, je crois bien qu'ils ne le connaissent pas. Pourtant, moi j'en aurais bien besoin. 

Pour généraliser, je suis fatiguée de me battre en permanence avec le monde, mais surtout de me battre avec moi-même. Je suis mon pire cauchemar, moi seule suis le maître de mes actes, de mes paroles et de mon corps. Ma pensée s'avère être le seul élément sur lequel je n’ai aucun contrôle. Mais alors absolument aucun. Il en y a un de ces foutoirs dans ma tête. Et je m'en veux tellement d'avoir ces pensées négatives, et sordides, au fond. Car une petite partie de moi - le petit ange qui fait de la résistance à ma droite, sûrement - sait qu'il y a une issue à ce tunnel et qu'il suffit de creuser un peu plus longtemps et un peu plus fort pour trouver la lumière. Donner le meilleur de moi-même ne sert à rien, non. Il faut en revanche que je me surpasse pour y arriver. Et étrangement, la simple idée de surmonter mes capacités et de tout donner me fait peur, m'effraie même. Car si malgré tout ça, l'issue restait un échec ? Pour la première fois depuis longtemps, j'ai peur de l'échec et des conséquences que cela engendrera. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, mais l'ai-je été un jour ?


Pfff. Je regrette déjà avoir mis en ligne un article si peu valorisateur, si vide de sens et probablement incohérent. 
Le temps que je termine mon arrêt, fasse mes courses et  rentre chez moi, j'aurai peut-être songer à le retirer.

1 oct. 2014

'October song'

Playlist nuit paisible et réveil difficile

October song - Amy Whinehouse



          Je vous retrouve, en ce premier jour d'Octobre, pour parler musique. Bien qu'il fasse beau et chaud, c'est tout de même l'automne, et qui dit 'automne' dit pulls, chocolat chaud et soirées bien emmitouflé(e) dans son lit, à écouter la pluie tomber à travers le velux, ou bien encore à se laisser bercer par notre musique avant de tomber dans les bras de Morphée. Comme je tiens à votre bonne humeur et à votre sommeil, je vous ai donc concocté une petite liste de dix chansons afin que les réveils et soirées de ce dixième mois de l'année vous soient plus agréables. Let's Go !


Le nouvel album "No Sound Without Silence" du groupe irlandais The Script est une tuerie du début à la fin,
mais mon attention se porte en ce moment tout particulièrement sur cette chanson, qui se veut très patriotique
(et comme vous le savez depuis cet articlel'Irlande et moi c'est une vraie histoire d'amour)


The Subways reviennent et je ne pouvais pas être plus heureuse !
Un retour très réussi qui plus est.


Un chanteur qu'une amie allemande m'a fait découvrir il y a deux ans
et dont j'apprécie énormément le travail et les chansons.
En voici une qui me met de bonne humeur chaque matin.


Cro apparaît toujours caché derrière ce masque


Un incontournable de Kings Of Leon.



Pour terminer avec la catégorie des chansons qui donnent la pêche, en voici une qui donne envie de se battre
et d'affronter la journée dès 7h26 du matin.
 Dès que j'écoute son dernier album, de toute façon,
j'ai envie de tout déchirer et de laisser personne me marcher sur les pieds!

____________


Préparez vous à pleurer et à bader...Mais de toute façon,
vous vous attendiez à quoi d'autres de la part de Damien Rice ?
Et oui, il est de retour !


Je vous ai déjà parlé du duo irlandais (encore!) dans mon précédent article playlist,
mais je ne pouvais m'empêcher d'en reparler ce mois-ci.
Deux talents associés à une chanteuse aussi talentueuse que Gabrielle Aplin, ça donne forcément des frissons !


Troye c'est ce jeune youtuber australien au visage d'ange, mais également à la voix d'ange !
Il a sorti en EP au printemps dernier, et cette chanson est de loin ma préférée.



Je me surprends à ré-écouter cette vieille chanson !
Mais elle me rappelle tellement de souvenirs, et est tellement belle,
que je ne m'en lasserai jamais je crois.



Même dans mes rêves les plus fous, jamais je n'aurais oser imaginer
 un duo Ed/Macklemore...et bien ils l'ont fait !
iHeart Festival regroupait en effet indéniablement tout les artistes en vogue du moment

Ed et Macklemore au iHeart Festival 2014







Et voilà, vous êtes parés pour affronter l'automne et ses journées/soirées maussades ! Ma playlist vous plait-elle? Je suis toujours à la recherche de nouvelle musique, donc faites moi part de vos coups de coeur du moment pleeeease ! Je pense par ailleurs faire un article de ce genre chaque premier jour du mois.
Sur ce bonne fin de semaine, et n'oubliez pas de sourire xx




*Minute Titre: Je ne pouvais pas trouver un titre de chanson plus adéquat ! Amy Jade Whinehouse était une auteur compositeur interprète britannique décédée des suites de son addiction à l'alcool en juillet 2011.Sa voix roque et sa chevelure était la marque de fabrique de cette chanteuse aux influences à la fois jazz, soul et blues.