'Illuminate'

        When Christmas rimes with kindness



Ce soir j'ai envie d'écrire.



        Étrangement, j'ai ce besoin urgent de prendre une page vierge et de la remplir jusqu'à ce que mes paupières tombent. Soudainement, j'ai envie de prendre le temps, de m'échapper de mon code civil et de me poser confortablement sous la couette. Étonnamment, je me sens d'humeur à partager mes dernières pensées, sur un blog qui au fond n'est que très peu lu. C'est alors que je me retrouve à l'heure du coucher à tapoter sur mon clavier, comme si je ne le faisais déjà pas assez en amphi, avec cette fois-ci le dernier album de Yellowcard en fond sonore, une bougie saveur épices allumée et un père noël en chocolat - déjà sans tête - reposant sur ma table de nuit.
       Yup, Noël approche à grand pas les amis. Dans un mois, nous aurons déjà la peau du ventre bien tendue et 3 kilos de plus sur la balance. La période de Noël, c'est ce moment de l'année où le froid est installé et les feuilles sont tombées. Pour autant, le moral de la population n'est pas si amoché que ce que le climat et l'intensité solaire pourraient laisser croire. Au contraire même, les gens sont - globalement - contents. Durant la période des fêtes, c'est comme si tout le monde faisait un effort pour mettre de coté aussi bien ses soucis les plus profonds que ses petits tracas du quotidien. Tout le monde semble être plus relax, plus ouvert et plus souriant. Quand bien même tout cela ne serait qu'une façade, c'est toujours agréable à voir. Pendant le temps de quelques semaines, les français semblent satisfaits ; n'est-ce pas là une belle preuve de la magie de Noël ? Je fais partie de ceux qui se réjouissent de voir les illuminations dans les rues, qui s'émerveillent devant les décorations dans les centre commerciaux, qui ralentissent devant les vitrines des magasins et qui s'excitent à l'idée d'aller faire un tour dans un marché de Noël. Au mois de décembre, je redeviens une petite fille, je me laisse transporter par l'atmosphère féerique et bon enfant et je me sens d'humeur à faire des cadeaux à tout le monde (Hier encore, j'ai offert à père noël en chocolat à tout ceux avec qui je partage mon logement)




   
   Ceci étant dit, le mois de décembre n'a pas que des avantages, ne vous méprenez pas. Cette période de fin d'année est malheureusement synonyme de froid, d'humidité, de nez qui coulent, de maladies, d'extrême fatigue, de partiels de fin de semestre, de journées qui se résument à partir de chez soi la nuit et revenir également la nuit, de foule dans les magasins, de casse-tête pour trouver des cadeaux.. Mais la période de fin d'année, c'est aussi un moment de misère social grandissante. En effet, à l'heure où nous dépensons notre argent en futilités, en boissons spéciales Christmas de chez Starbucks et en chocolats qui nous coûtent un bras (see what I did there?), il n'en demeure pas moins que la vie devient de plus en plus rude pour les sans-abris. Ainsi, cette période de l'année est l'occasion de faire plaisir à ses proches mais pourquoi pas à des inconnus par la même occasion? Je donne très peu à ceux qui font la manche, je l'avoue, et je culpabilise presque à chaque refus que je prononce. Cependant, donner à un signifierait donner à celui de la rue d'à côté, et ainsi de suite. Etant étudiante boursière, je ne peux me le permettre... De plus, comment déceler le vrai du faux? Il y a tellement d'abus, tellement de profiteurs, tellement de réseaux qui se sont mis en place. Ca me répugne. Cela dit, la semaine dernière, alors que je faisais mes courses tard un mardi soir, une roumaine (je pense) devant moi à la caisse a payé avec certainement sa récolte des derniers jours. Sur le tapis était étalé un nombre incalculable de pièces rouges et jaunes, et parmi elles, quelque euros se cachaient. J'avoue avoir éprouvé une double pitié à ce moment précis : tout d'abord pour cette femme habillée pauvrement qui n'avait pu s'offrir que du pain, du lait et d'autres denrées essentielles. Et d'autre part pour la caissière qui à 20h30 a peiné à comptabiliser le montant de ces piles de pièces ! Au bout de la troisième tentative de re-comptage, j'ai alors proposé d'ajouter au bout ce qu'il manquait, car je voyais bien que malgré l'important nombre de pièces, les chances que les 10€ soit atteint étaient terriblement faibles. J'ai donc rajouté environs 3€ afin que cette dame n'ait pas à retirer des produits de son sac. Je me souviens encore du regard et de la réaction de la caissière qui m'a aussitôt sorti que j'avais "vraiment bon coeur". C'est sans réfléchir que je lui ai rétorqué que justement non, au contraire, ça me faisait mal au coeur de voir ça. Bref, ce petit épisode illustre simplement le fait qu'en cette période festive, on devrait certes penser à sa famille et ses amis, mais également à ceux qui n'en ont pas. Un petit geste peut changer tant de choses. Un sourire a également bien plus d'impact que ce que l'on pourrait croire. Pensons-y.

       Tiens, en parlant d'amis justement, j'en viens à penser que cette année nous faisons avec mon "groupe" de la fac le petit jeu du père Noël secret. On a pioché le nom de quelqu'un d'autre et on devra lui offrir un petit quelque chose. C'est tout con, mais j'ai toujours eu envie de "jouer" à ça : s'offrir un cadeau anonymement et deviner de qui provient le notre. Cette idée tout bête me rend heureuse, c'est débile, non?


Tout en restant dans le même thème de l'amitié et de Noël, l'une de mes meilleures amies, qui étudie à Strasbourg, vient justement demain passer le week-end chez moi, près de Paris. Cette idée me réjouit, vous n'avez pas idée ! A vrai dire, ce week-end est le seul que j'ai de libre entre les vacances de la Toussaint et Noël, et je n'avais pas vraiment envie de rentrer en Bretagne chez ma mère pour être honnête... Je ne sais pas trop ce que j'aurais fait là-bas, et puis surtout je me suis tellement habituée à ma vie d'étudiante autonome et indépendante, que rentrer à la maison et redevenir une fille à maman le temps d'un week-end, ça ne m'enchante pas grandement. De plus, j'ai déjà glandé tout l'été chez moi ; j'ai besoin d'espace, de respirer et de m'isoler(non pas que ma famille soit insupportable et oppressante, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !). Mais ouais, j'en sais rien, je ne saurais l'expliquer, mais comme je l'ai évoqué dans cet article, je ne suis pas très famille ni très attachée à ma ville et mon chez moi, et n'hésite pas à quitter mon univers, c'est tout. Certainement est-ce parce-que mon univers justement, n'est pas un univers qui me convient. En plus de ça, je suis de nature introvertie et solitaire. Tout ca pour en venir au fait que ce week-end sans avoir d'examens blancs ou de cours de rattrapage, je ne le passe non pas affalée sur mon canapé breton, mais à galoper dans Paris avec l'une des mes plus vieilles amies (bientôt 10 ans!). On s'offre un petit week-end de filles destiné à la course aux cadeaux de Noël, au lèche-vitrine de Printemps et au marché des Champs-Elysées. L'idéal pour s'évader de la tension de nos études !

       Je pourrais continuer des heures à écrire, mais mon ventre à faim et il me reste encore un oral à préparer pour demain. C'est donc là que mon esprit s'arrête de divaguer et que je retourne à mes occupations habituelles.
En cette semaine de l'anniversaire (40 ans!) du vote de la loi Simone Veil sur l'IVG, de la journée mondiale contre les violences faites envers les femmes (mardi 25) et de Thanksgiving (aujourd'hui), je vous souhaite que la fin de celle-ci vous soit la plus agréable possible. Énormes bisous, et n'oubliez pas de sourire (pour vous, votre entourage et les inconnus) xx




Minute Titre: Yellowcard est un groupe de rock alternatif américain formé en 1997 en Floride que j'ai connu grâce à leur titre City of devils - qui a accompagné mes moments de déprime totale et de remise en question. Bien que la composition de groupe ait changé depuis, je reste accrochée à eux et leur dernier album "Lift A Sail" est tout sauf décevant. J'adore tout particulièrement MSK et The Deepest Well.