28 oct. 2016

'All night'

Review du concert de Crystal Fighters à Paris


Bonsoooir !
Vous vous souvenez de moi j'espère? Je sais j'abuse, mais je reviendrai plus tard sur cette absence et un susceptible nouveau départ. Pour l'instant j'avais juste envie de partager ma dernière sortie musicale. Vous l'avez devinez dans le titre, il y a peu, j'ai assisté à un concert, et pas n'importe quel concert : celui d'un de mes groupes préférés. Oui mais tu as beaucoup de groupes préférés Eugénie, me direz-vous. Allez-y, dites le. Très bien. Mais ce groupe là, c'est différent, vous répondrais-je. Et la discussion s'éternisera alors, s'engouffrant indéfiniment dans un cercle vicieux, puisque chaque groupe dégage ce petit truc en plus qui fait qu'on l'adore différement qu'un autre. Alors que voulez-vous, Crystal Fighters me donne la pêche à 7h45, me fait me sentir vivante lorsque j'en ai marre de la vie, et me donne envie de danser en pyjama comme si j'étais à Coachella. 
Déformation étudiante oblige, j'ai découpé ce post en quatre partie, dont la première vient de s'achever. Vous retrouverez après cette intro une présentation du groupe, une review de leur dernier album et enfin un résumé de leur concert au Trabendo à Paris.

Crédit: Soundofbrit, Lise Olsen.
  • Crystal Fighters, un groupe électro solaire aux influences basques.
Crystal Fighters, c'est ce groupe un peu hippie, un peu bohème, un peu folk, un peu indie, un peu pop, et un peu électro aussi. Atypique. Inclassable. Les Inrocks les qualifie d'electro solaire, et ils ne pouvaient pas avoir plus raison. D'après le journaliste Romain Lejeune, l'un des titres de leur second album "fait surfer sans planche, nager sans eau, voyager sans avion, sourire sans blague" [à propos de Wave]. Et c'est une description qui pourrait parfaitement coller au groupe dans son entièreté et à chacun de leur morceau en particulier également.

Crystal Fighters c'est aussi ce groupe qu'on pense ne pas connaitre mais qu'on connait tous inconsciemment très bien. Leurs chansons ont en effet été reprises dans des séries (Teen Wolf, Gossip Girl, Cougar Town, Skins), dans des films (La Belle et la Bête, Les Croods), par la chaîne Bein Sports, par le jeu Fifa 13 et Fifa 14, ou encore dans une pub de Sony Xperia... Il est impossible qu'aucune de leur chanson, ne serait-ce qu'une seule, ne vous soient pas familières. Filez vite écouter You & I et LA Calling par exemple, vous verrez de quoi je parle.

Crystal Fighters, c'est un groupe anglo-espagnol formé à Londres en 2007. Les trois membres principaux et amis de longues dates sont Sebastian Pringle (chant, guitare), Gilbert Vierich (électronique, guitares, txalaparta, percussion) et Graham Dickson (guitare, txalaparta). Deux chanteuses à la voix sublime les accompagnent : Eleanor Flechter et Nila Raja.
La particularité du groupe : le txalaparta. Il s'agit d'un instrument de percussion proche du xylophone, en bois, qui se joue par deux personnes en face-à-face debout, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Les musiciens du groupe utilisent également le danbolin, un petit tambour basque, et le txistu, une flûte à trois trous. 
Vous pouvez retrouver une vidéo où l'on retrouve Graham et Gilbert parler de leur instrument fétiche.

Crédit : lemauvaiscoton.fr // Concert au Ninkasi Kao, Lyon - le 30/10/2013


C'est en 2010 que sort leur tout premier album intitulé Stars of Love sous leur propre label, Zirkulo, au Royaume-Uni. Dans le reste de l'Europe, l'album est produit par PIAS (qui ont sous leurs ailes Adele , Alt-J , Arctic Monkeys , Editors , Eels, Moby, Muse ,Oasis , Pixies...). Parmi les titres phares, on compte notamment Xtatic TruthFollow et At Homema préférée. Leur titre Plage est celui qui m'a donné envie d'en apprendre plus sur ce groupe et de télécharger leur album. C'était un vrai coup de coeur, et ça l'est toujours d'ailleurs.

En 2013 arrive Cave Rave, un album totalement fou et rayonant. Pratiquement chaque morceau est un orgasme musical. Vous pouvez y retrouver tout particulièrement Wave et ses illusions de mistral et de sables fins, You & I , Separator et son tempo entraînant, LA CallingLove Natural, et enfin la douceur de These Nights.



  • 'Everything Is My Family', décrit titre par titre par le groupe
Octobre 2016, un troisième album voit le jour : Everything Is My Family. Bien qu'il s'inscrive toujours dans la continuité des précédents, j'ai de suite trouvé cet album plus sage et plus classique, moins à la marge de ce qui se commercialise. Attention, je ne dis pas non plus qu'il est décevant, juste plus posé. Ce qui pourrait s'expliquer par le simple fait que les instruments basques évoqués plus haut sont moins mis en avant. Mais arrêtons de blablater et laissons place aux dires du groupe lui-même, qui a pris le soin dans des posts instagram et facebook d'expliquer chacun des titres.

1/ Simplecito  Une belle invitation à écouter l'album et à avoir une ouverture d'esprit
"Cette intro parlée, en Espagnol et en Anglais, a été enregistrée en Amérique Centrale. Nous l'avons édité à partir de l'introduction d'un discours donnée par deux sages péruviens qui voyageaient et donnaient des cours là où nous étions."

2/ Yellow Sun On ressent bien le soleil de LA dans cette chanson, vous ne trouvez pas ? Du Crystal Fighters tout craché.
"Elle a été écrite sous le soleil de Los Angeles. À l'époque, nous débutions de nouveaux chapitres dans nos vies personnelles et nous disions au revoir aux anciens, et ce fut la chanson qui est ressortie de ce moment de transition."

3/ Good Girls Good Girls fait partie de ces rares chansons dont je savais dès les trois premières secondes que j'allais l'adoré au point de l'écouter en boucle durant un mois.
"Elle a été écrite lors d'une journée froid de printemps à la campagne au Royaume-Uni, mais elle évoque un épisode qui a eu lieu pendant notre voyage en Amérique centrale. Une folle nuit avec une fille de hula-hoop qui a ensuite disparu, pour ne jamais reapparaitre." 


4/ In Your Arms Avec son style électro très "musique du moment" qui nous rappelle les sons de Major Lazer, on se surprend à se trémousser sous ces voix féminines.
"Il s'agit d'une chanson d'amour, qui sert aussi comme un mantra spirituel sur l'incroyable sentiment de finalement trouver une vraie croyance dans l'amour divin. Elle a été écrite dans un centre désertique de yoga dans les montagnes du sud de l'Espagne, non loin de Malaga."

Album cover

5/ Live For You Une pause douceur bien appréciable.
"Elle a été écrite à New-York, ça parle de faire taire l'esprit, d'écouter son coeur, et du dévouement ultime." 


6/ Ways I Can't Tell  On retrouve la touche CF qu'on aime tant.
"Elle a été écrite dans les îles Canaries, en regardant la mer agitée au large de la côte nord-ouest de l'Afrique. C'est au sujet d'un nouvel amour qui n'est pas encore arrivé, de cette étape passionnante où tout est si inconnu et magique."

7/ All Night Premier single, il m'a immédiatement fait comprendre que l'album allait être un petit bijou. Un Crystal Fighters comme en 2010, avec l'énergie et la joie qui en déborde.
"Cet 'hymne à la fête' a été écrite à Londres et est destiné à rassembler le sentiment d'une classique soirée qui dure toute la journée." 


8/ The Mooondog  Univers très mystérieux, très psychédélique qui renvoie à certains titres de MGMT. La description donnée colle parfaitement.
"Cette chanson a été conçue à l'origine pendant le trajet avant de s'endormir au Pérou. Un 'moondog' est un cercle parfait de la lumière qui se forme autour de la lune grâce à certaines conditions atmosphériques, et la chanson a été écrite au sujet de leurs éventuels pouvoirs secrets."


9/ Fly East Encore un titre qui nous transporte bien loin de notre quotidien
"Cette chanson a été écrite près de Rangeley, dans le Maine [aux Etats-Unis], et a propos des premiers voyages de Ram Dass en Inde dans les années 1960, mais depuis le point de vue d'un hibou sage." 

10/ Living The Dream Besoin d'un morceau à la fois chill et moralisateur? Il est fait pour vous.
"Cette chanson a été écrite à San Sebastiàn, au Pays Basque, où nos vivions pendant un certain temps pendant l'enregistrement de l'album. Ca parle d'essayer de vivre vos rêves quelles que soient vos circonstances de vie réelles."

11/ Lay Low Lay Low est magnifique et tellement vrai. Ils ont réussi à partir d'un événement tragique et à en faire une chanson entraînante et pleine d'espoir. Ma préférée de l'album.
"Cette chanson a été écrite à New York, et est dédié à notre batteur Andrea Marongiu, qui est décédé en 2014. C'est un rappel qui parle de combien notre temps est limité et qu'il faut apprécier tout le monde et tout, tout en rependant autant de positivité que possible sur la Terre."


Mes morceaux préférés : Lay Low, In Your Arms & Good Girls.


  • Un concert rythmé, une parenthèse de love et de joie

Crédits: Soul Kitchen


Concernant leur concert qui a eu lieu au Trabendo le lundi 24 octobre ; il s'agissait de la toute première date de leur tournée européenne et donc de leur toute première performance live des titres de l'album Everything Is My Family. Bien sûr, ils ont également, et pour notre plus grand plaisir,  joué un bon paquet d'anciens morceaux phares. Sachant que leur nouvel album était sorti seulement trois jours plus tôt, j'avoue avoir grandement apprécié ce choix. On est d'accord : il n'y a rien de mieux que de danser et chanter (que dis-je, CRIER) sur des chansons live que l'on connait par cœur. 
Sur la scène, le décor était posé et en disant long sur l'univers hippies du groupe: plantes, feuilles en fond et autour des pieds de micro, tapis colorés et autres éléments verdoyants. Les tenues des artistes ne dérogeaient pas non plus à la régle.

Quelques moments marquants du show sont à retenir, notamment le lâché de ballons géants dans la salle pendant Plage (x), ou encore la courte mais nécessaire prise de parole de Graham au sujet de leur ancien batteur Andrea Marongiu. Après avoir évoqué la tradition universelle de faire une minute de silence en mémoire du défunt, il a préféré remplacer cette coutume par une minute de bruit
Ceci étant dit, j'ai été assez déçue par la faiblesse et la rareté de l'interaction entre le groupe et son public. Quelques mots par ci par là, quelques incitations à frapper dans ses mains ou à chanter, mais rien de bien envoûtant ni d'extraordinairement communicatif. Il faut dire que je garde toujours en tête la relation qu'a construit le groupe irlandais The Script avec son audience (review de leur passage au Zénith en 2015 ici), alors peut-être suis-je devenue trop exigeante. La voix du chanteur principale, Sebastian, n'est pas non plus la plus juste qui soit.

Pour finir tout de même sur une note positive, j'ai été très très agréablement surprise par le rendue de Bridge of Bones live. C'est une chanson que j'avais un peu mise de côté et que j'ai redécouvert lundi soir. De même pour Love Is All I Got, durant laquelle le public entier s'est mis à former un coeur avec ses mains. Même si je n'apprécie pas plus que ça ce titre, l'entendre en live était magique. Je suis ressortie de ce concert vidée, en sueur, les pieds écrasés et les cheveux trempés. Mais bon dieu que c'était bon. Entendre live les titres que tu écoutes à longueur de journée via tes écouteurs, c'est un instant de bonheur indescriptible. La présence de leurs instruments basques hors norme rendait leur show incroyablement riche et puissant.

Sorry mais j'étais trop occupée à danser, sauter et chanter pour pouvoir prendre des vidéos ni même de belles photos. J'ai tenté en vain de retrouver des moments de la soirée sur YouTube. Je poste tout de même les deux pauvres photos potables que j'ai prise et je vous laisse avec quelques liens de vidéos dénichées sur instagram: You & I, Bridge of Bones, LA Calling ou All Night, ainsi que quelques photos du groupe : x, x, x.






A très vite et d'ici là, n'oubliez pas de sourire xx

8 juil. 2016

'Holding Out For a Hero'

De fille de l'ombre à héro.




Je me répète en permanence que je suis inutile. C'est le sentiment que je ressens constamment au fond de moi. Je suis inutile, que je sois là ou non, ça ne change rien. Mais une très bonne amie m'a récemment fait remarquée que j'étais son amie et que je lui étais utile à elle. Ca m'a permis de réaliser qu'inconsciemment je sers à quelque chose et que chacune des mes actions ou de mes paroles compte. Ca m'a permis de réaliser que, sans m'en rendre compte, il m'arrive d'aider mon entourage. Et enfin, ça m'a permis de réaliser que si, en fin de compte, je suis utile. Et depuis ce jour, je me suis jurée de faire en sorte que ma présence sur Terre soit une présence saine, une présence bienveillante et une présence qui compte. 

Je ne peux pas changer le monde, je me le répète en permanence également. Je sais, je suis toute petite et je ne suis que de passage. Je ne peux pas changer le monde. Mais je peux l'améliorer. Je peux essayer, à mon échelle, au moins. Je n'ai rien à perdre, rien du tout, alors je ferais mieux d'essayer. Je me dois d'essayer. Je me dois de le faire, car en soit nous devons tous essayer. Il est de notre devoir de faire en sorte que notre espace de vie soit le plus agréable possible. Si je ne me lance pas, qui le fera? Le changement vers un monde meilleur commence par de petits pas individuels. Je me dois d'essayer.


Je n'irai pas loin pourtant, je le sais. Je ne suis pas vouée au succès, je ne suis pas née pour leader, non, je ne suis pas ce genre de filles. Je ne suis pas assez ambitieuse, je ne suis pas assez déterminée, je ne suis pas assez forte. Je ne suis pas assez, tout court. Et c'est difficile à admettre parfois, mais globalement je suis okay avec ça. Je n'ai pas la force de caractère d'une Christine Lagarde, d'une Christiane Taubira, d'une Sheryl Sanderg ou d'une Simone Veil, mais ce n'est pas si grave, au fond. Je prends comme modèle des femmes politiques, des actrices ou musiciennes engagées et des militantes pour qui le combat semble faire partie de leur personnalité. Et je ne suis rien de tout ça. Mais je ne suis pas rien pour autant. Je ne me suis jamais imaginée être à la tête d'une entreprise, d'une association ou d'un combat. J'ai toujours su que je demeurerai une fille de l'ombre. Mais il faut se méfier des filles de l'ombre, finalement. Car c'est dans l'ombre que chaque bataille se pense.



Il existe tant de domaines qui méritent notre attention et notre force de combat, tels que l'écologie, l'accès à l'éducation, l'accès aux soins, l'égalité des sexes, le racisme, la discrimination en général, le harcèlement de rue, les erreurs judiciaires, la gouvernance des élites, les guerres idéologiques, l'échec scolaire, le surpeuplage des prisons, l'isolement des personnes âgés, l'intégration des immigrés, la répartition de l'économie mondiale, le recours aux OGMs, la pollution de l'air et des eaux... et bien d'autres encore...

Istanbul, Juin '16


Heureusement pour nous, il existe des dizaines de milliers de façons d'améliorer le monde qui nous entoure. Pour participer à ces combats, plusieurs options s'offrent en effet alors à nous, comme faire un don spontané ou régulier à une association (bien souvent déductible des impôts), voire même rejoindre une association ou encore parrainer un enfant.

Mais en dehors de ces grands gestes héroïques et symboliques connus de tous, nous pouvons très bien tout simplement :

- proposer à la voisine de 75 ans de faire quelques courses pour elle et en profiter pour rester boire un café à notre retour.
- garder les enfants de notre cousin pour que les parents puissent souffler un peu
- rester un quart d'heure de plus au boulot pour clôturer proprement un dossier
- aider le petit du quartier à réviser son brevet
- s'interposer dans une dispute
- aider une femme qui se fait harceler dans la rue
- imposer son opinion lorsque à un repas de famille un oncle plutôt conservateur donne son avis sur les migrants
- s'intéresser aux autres religions
- donner sa petite monnaie à un musicien de rues
- faire des visites dans des maisons de retraites
- signer des pétitions
- faire le tri sélectif
- se déplacer à vélo ou en transports en commun
- acheter local
- écouter et accepter les avis divergents
- sourire à son voisin de bus
- souscrire à des newletters d'une association
- partager des liens d'articles sur les réseaux sociaux
- ...


Ce sont ces petits actes de notre vie de tous les jours, qui cumulés un à un, font que les gens et la Terre se portent mieux. Ce sont ces petits actes de la vie quotidienne qui font de nous des héros. 

Et je suis persuadée que l'amélioration de notre cadre de vie passe par l'information, l'écoute des autres et l'effort individuel. Alors si toi aussi tu t'es toujours définie comme étant une fille de l'ombre (ou un gars de l'ombre, ça marche aussi), sache que tu es capable de grandes choses, que tu es né en héro et qu'il est de ton devoir d'agir pour rendre ce monde meilleur.




Bon week-end guys, et surtout, n'oubliez pas de sourire.

24 juin 2016

'No Good in Goodbye'

 Un Royaume pas si Uni que ça.




La nouvelle est tombée ce matin comme un coup de massue qui nous pousse à nous rendormir. Hier soir je me suis couchée confiante. Cette nuit, après un détour aux toilettes, j'ai voulu regarder le résultat, parce-que même si j'étais confiante, j'avais besoin d'être rassurée quand même. En vain, car seul le vote de Gibraltar était rendu public. Ce n'est donc que ce matin que j'ai appris que la menace avait été tenue. Le Brexit n'est plus un nom loufoque abstrait qui tourne en boucle dans nos télés : c'est un fait. Je savais que le choix allait être difficile, que la question avait divisé le pays du nord au sud et que la classe politique elle-même menait une bataille féroce. Cependant, je reste terriblement choquée par le résultat. 

Mais tu n'es pas anglaise, nord-irlandaise, galloise ou écossaise, alors pourquoi ça te touche autant ? Ca me touche en plein coeur car le Royaume-Uni est un pays qui m'a toujours attiré, que j'ai toujours admiré et qui m'a toujours fait rêvé. A la fac, j'étudie leur histoire politique, leur droit privé et leur droit criminel. A la maison, j'ai le Union Jack fièrement accroché dans ma chambre. Dans mon projet universitaire, je pars l'année prochaine faire un LLM en Ecosse. Et dans ma tête, j'ai cette envie de travailler et de vivre pendant un moment au Royaume-Uni. Un royaume uni qui ne l'est pas tant que ça finalement.




  • Conséquences pour la France 
Certes, concrètement, je ne pense pas que les relations entre la France et le Royaume-Uni vont changer. Il y aura très certainement des accords entre ces deux pays pour facilité respectivement l'entrée et la sortie du territoire de leur citoyens. Les accords entre les universités vont surement être maintenus aussi. Les investisseurs vont désormais peut-être plus instinctivement se tourner vers Paris.
Mais le commerce avec le Royaume-Uni risque d'être impacté, la libre circulation des travailleurs ne sera plus un devoir ainsi que le droit de séjour des citoyens ressortissants d'un Etat membre de l'Union. De même, les droits de douanes vont augmenter et les compagnies lowcost vont faire monter leur prix également.




  • Conséquence pour le Royaume-Uni 
    Au vue des différences d'opinion entre l'ancienne et la nouvelle génération, il a été dit que le passé a voté pour le futur. Et c'est probablement vrai.

Difficile de le savoir vraiment, mais reprenez tout ce que je viens de citer plus haut, et ajoutez-y un changement dans le droit du travail, une coupe des subventions agricoles et bien sûr la fin du devoir de liberté de circulations sur ces quatre aspects: biens, services, capitaux et personnes. De même, une possible émancipation de l'Ecosse et de l'Irlande du Nord se fait entendre. D'ailleurs, il va falloir remettre des frontières entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande ? Ouch. Et jeunes britanniques, vous pouvez tirer un trait sur le programme Erasmus.



  • Conséquence pour l'Union Européenne 

L'Union perd un important contributeur financier et un membre majeur actif certes, mais un membre qui ne l'était qu'à moitié au final. Il y avait un nombre incalculable de dérogations concernant le Royaume-Uni, entre autres: ils ne faisaient pas parti de l'espace Schengen et n'avaient pas l'€. Plusieurs questions se posent également : devons-nous dès à présent retirer le droit de vote au parlementaires britanniques ? Les british qui siègent au Conseil, à la Cour ou à la Commission doivent-ils partir de suite ? Attendre que le Royaume Uni invoque l'article 50 sur le droit de retrait ? Ou attendre la décision définitif de retrait, soit au plus tard dans deux ans?

En outre, c'est surtout la crédibilité, la cohésion et l'unité de l'Union qui en prend un sacré coup. Il y a beaucoup de choses à améliorer au sein de cette Union pour qu'elle perdure. De son fonctionnement à sa communication au public en passant par l'efficacité de sa Cour et l'utilité des débats du Conseil.


  • Discours 

    • DAVID CAMERON (x

Le bientôt ex-Premier Ministre britannique, David Cameron, devra plier bagages en Octobre. C'est lui qui a lancé l'idée du référendum, et c'est lui le premier qui en subi les conséquences. Avant même que le résultat ne tombe, c'était certain qu'il s'agissait d'une terrible erreur politique. Au moins, cette homme aura eu le courage de tout miser sur ses convictions, il mérite notre respect, et c'est avec dignité qu'il s'en va.

Voici quelques extraits de son discours de résignation, ce matin :


"The British people have voted to leave the European Union and their will must be respected.- Les britanniques ont voté pour quitter l'Union Européenne et leur volonté doit être respectée. -
The will of the British people is an instruction that must be delivered. It was not a decision that was taken lightly, not least because so many things were said by so many different organisations.

-La volonté des britanniques est un instruction qui doit être écoutée. Ce n'était pas une décision prise à la légère, notamment parce-que tant de choses ont été dites par tant d'organisations différentes.


I fought this campaign in the only way I know how, which is to say directly and passionately what I think and feel, head heart and soul. I held nothing back. I was absolutely clear about my belief that Britain is stronger, safer and better off inside the European Union. And I made clear the referendum was about this and this alone, not the future of any single politician including myself. But the British people have made a very clear decision to take a different path.- Je me suis battu dans cette campagne de la seule façon que je connais, c'est-à-dire directement et passionnément, avec ce que je pense et ressens : la tête, le coeur et l'âme. Je n'ai rien caché. J'ai été très clair en disant que je crois que la Grande Bretagne est plus forte, plus en sécurité et mieux au sein de l'Union Européenne. Et j'ai été clair en disant que le référendum était à propos de ça, et seulement ça, et non à propos du futur d'un homme politique, moi inclus. Mais les britanniques ont pris la décision nette de prendre un chemin différent. -


And as such I think the country requires fresh leadership to take it in this direction. I will do everything I can as Prime Minister to steady the ship over the coming weeks and months. But I do not think it would be right for me to try to be the captain that steers our country to its next destination. This is not a decision I’ve taken lightly but I’ve taken it in the national interest to have a period of stability and the new leadership required.- C'est pourquoi je pense que le pays à besoin d'un nouveau leader pour l'emmener dans cette direction. Je ferai tout mon possible en tant que Premier Ministre pour stabiliser le bateau pendant les prochaines semaines et les prochains mois. Mais je ne pense pas qu'il sera juste pour moi d'essayer d'être le capitaine qui guide notre pays à sa nouvelle destination. Ce n'est pas une décision que j'ai pris à la légère mais je l'ai prise dans l'intérêt national pour avoir une période de stabilité et de nouvelle gouvernance nécessaire.


    • FRANCOIS HOLLANDE (x)


Notre Président François Hollande lui aussi s'est exprimé ce midi :

"C’est un choix douloureux et je le regrette profondément pour le Royaume-Uni et pour l’Europe. Mais ce choix est le leur et nous devons le respecter, en en tirant toutes les conséquences. (...)
La France pour elle-même et pour la Grande-Bretagne continuera à travailler avec ce grand pays ami. (...)
Le vote des Britanniques met gravement l’Europe à l’épreuve. (...) Mais la décision britannique exige aussi de prendre lucidement conscience des insuffisances du fonctionnement de l’Europe et de la perte de confiance des peuples dans le projet qu’elle porte.

Le danger est immense face aux extrémismes et aux populismes. Il faut toujours moins de temps pour défaire que pour faire, pour détruire que pour construire. La France, pays fondateur de l’Europe, ne l’acceptera pas.

Un sursaut est nécessaire. L’Europe pour aller de l’avant ne peut plus faire comme avant.

L’Europe, et c’est ma conviction, doit porter des projets et non pas se perdre en procédures. Elle doit être comprise et contrôlée par les citoyens. Elle doit décider vite, là où on l’attend et laisser une fois pour toute aux Etats-nations ce qui relève de leurs seules compétences.

(...) L’Europe est une grande idée et pas seulement un grand marché. Et c’est sans doute à force de l’avoir oublié qu’elle s’est perdue.


L’Europe doit continuer à être un espoir pour la jeunesse car c’est son horizon. Aujourd’hui, c’est l’Histoire qui frappe à notre porte. Ce qui se joue c’est la dilution de l’Europe au risque du repli ou la réaffirmation de son existence au prix de changements profonds."


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Il s'agit donc d'un jour historique pour tant l'avenir du Royaume-Uni que pour celui de l'Union Européenne.

29 mai 2016

'Take Me Away'

Une série pour...





             Je ne comprends pas comment j'ai pu tenir autant de mois sans faire un seul article sur les séries télévisées. Certes, j'ai écrit il y a longtemps ma vision d'un gouvernement entièrement composé de personnages fictifs , mais jamais je n'ai pris le temps de me poser et vous parler des séries qui me tiennent le plus à coeur. Car des séries, oh oui j'en ai regardé beaucoup. Trop. Mon problème : j'en regarde tellement que je suis obligée d'en arrêter en cours de route par manque de temps ou par manque d'envie ou encore parce-que j'en ai trouvé une meilleure, parce-que j'ai fait une trop longue pause, parce-qu'il n'y avait pas assez de suspense, parce-que j'ai oublié.... 
A l'approche des vacances d'été, je pense qu'il est judicieux de lister les séries que je regarde ou que j'ai regardé non pas par ordre de préférence, mais plutôt par but et finalité qu'elles  apportent. Voici donc une liste non-exhaustive de séries pour :






  • Pour réviser ses cours de droit
    • Suits
    • How to get away with murder
    • Drop dead diva








  • Pour rire lorsqu'on a peu de temps devant soi
    • How I met your mother
    • New Girl
    • The Mindy Project
    • The Big Bang Theory






  • Pour s'évader de la réalité et être tenu en haleine
    • Games of Thrones
    • Arrow
    • The Vampire Diaries
    • The Original
    • Misfits





  • Pour comprendre la réalité sous tout ces aspects
    • How to make it in America
    • Scandal
    • Shameless
    • Orange is the new black




  • Pour vibrer de stress et d'actions
    • NCIS
    • Chicago PD
    • Quantico










  • Pour réviser ses cours de médecine
    • Greys Anatomy
    • Dr House
    • Royal Pain








Et enfin... 



  • Pour réfléchir, rire, pleurer, chanter, s'auto-motiver, prendre confiance en soi, découvrir des musiques inconnues, grandir, prendre du recul, apprendre la vie... 
    • One Tree Hill

             Les Frères Scott, c'est la toute première série qui m'a touchée et que j'ai entièrement suivi. Mais étrangement, pas dès sa sortir. En fait, je me souviens être tombée sur le tout premier épisode de la saison 1 à la télé, et ne pas avoir accroché du tout. Ce n'est qu'en 4ème, alors que je cherchais une série à regarder en VOST que j'ai commencé à reprendre cette série depuis le tout début. J'ai rattrapé la saison 4 qui était en cours et je ne l'ai pas lâché jusqu'à la saison 9. Je l'avoue, sur la papier, il s'agit d'une série au synopsis bâteau, sans réel intrigue ni suspense, et pourtant la série a su dès les premières saisons prendre de plus en plus de caractère ! Très axée philosophie et musique via ses personnages (Lucas l'écrivain, Haley la chanteuse), cette série ne cessera jamais de me touchée en plein coeur à chaque épisode. Récemment, je me suis mise à regarder la saison 5, qui débute après une avancée dans le temps de 4 ans après la fin du lycée. Les protagonistes que l'on avait quitté alors lycéens sont maintenant en plein dans la vie active et les intrigues et soucis du quotidien prennent alors une tout autre tournure. J'ai également remis la main sur ce site géniallissime : http://www.oth-music.com/ qui rassemble chaque chanson de fond de chaque épisode de chaque saison, avec en prime une description de la scène qu'elle recouvre et un lien vers le site de l'artiste. Une vraie merveille ce site ! En outre, le titre de chaque épisode des Frères Scott correspond à un titre de musique ou un titre d'album. De l'épisode 1 de la saison 1 à l'épisode 13 de la saison 9, sans exception ou presque. Oui, vous l'aurez surement compris, c'est ce concept que j'ai reproduit avec les titres de mes articles. 





18 mai 2016

'Halljam a hangod'

Mes artistes hongrois préférés




          Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je vis actuellement mes derniers moments en Hongrie. D'humeur nostalgique et quelques jours après l'Eurovision, je me dis que le timing tombe à pic pour parler de mes artistes hongrois préférés.

  • Halott Pénz
          C'est LE groupe hongrois le plus populaire, et rien qu'en écoutant Halljam a hangod, vous allez comprendre pourquoi ! Je peux écouter cette chanson on repeat sans jamais m'en lasser. C'est frais, c'est harmonieux, c'est mélodieux, ca fait dansiller. J'ai choisi cette chanson comme titre non seulement parce-que je l'adore, mais aussi car elle signifie "Laisse moi entendre ta voix".


- Ceci étant dit, leur genre habituel s'apparente plutôt à ça, ça ou encore celle-ci. -


Ils sont même récemment venus à Pécs, jouer au festival organisé par ma fac ! Ce 'PEN festival' (Pécsi Egyetemi Napok, littéralement Les jours de l'université de Pécs) s'apparentaient tout simplement à trois jours de débauche sur le campus de la faculté d'art et de musique, qui s'avère être également un centre culturel (le Zsolnay Kulturalis Negyed) et les lieux d'une usine de mosaïque. Des artistes nationaux mais également internationaux étaient présents afin de nous faire passer des soirées de folies. 




  • The Biebers
           Rien à voir avec le canadien imperbe, il s'agit là d'un groupe qui se décrit comme "Traditional Dance Music for the Drunk Generation". Je les ai découvert en janvier, lorsqu'ils faisaient la première partie d'Imagine Dragons à Budapest. Pour être honnête, j'ai adoré leur performance live, puis une fois retrouvé sur YouTube : grosse déception. Leur son est beaucoup plus rock sur scène qu'en version studio, et c'est bien dommage. 


- Je vous conseille tout de même (très) fortement d'écouter Stay, Sorry ou encore Livin' in, qui évoque Budapest. Petit clin d'oeil à ma ville, ils ont aussi enregistré Livin in (Pécs) ! -



  • Wellhello
           Un troisième groupe découvert par le colocataire d'une amie lors d'un jeu assez marrant : un karaoké dans la langue de l'équipe adverse. Tandis que le coloc et ses potes chantent du Sexion d'Assaut et du Stromae, nous chantons du Wellhello. Le rendu est un calvaire pour nos oreilles, mais telle-ment drôle. Wellhello était également en tête d'affiche du PEN festival, et encore une fois j'ai largement préféré le live.

- Allez donc écouter ça, ça et surtout ça, vous m'en direz des nouvelles ! -



  • Paso
           Je termine par ce groupe, les Pannonia Allstars Ska Orchestra, qui me mettent de bonne humeur dès la première note de musique ! Non mais vraiment, écoutez moi ce live au Sziget festival de l'an dernier. Vous m'imaginez sautiller partout? Voilà, c'est l'effet qu'ils me font.


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      Que pensez vous de ces artistes hongrois ? Et la langue hongroise, vous la trouvez comment ? J'ai vraiment envie d'avoir vos impressions les gars, car j'ai moi même oublié comment je trouvais cette langue à mes débuts. 


Sur ce, bonne journée et surtout n'oubliez pas de sourire ! xx

12 mai 2016

'Paradis Perdus'

Road trip en Slovénie





          Le week-end dernier était mon premier weekend post-licence de droit... Ca se fête, non ? Bon, en tout cas, ce week-end, je l'ai passé à voyager, comme je sais si bien le faire en erasmus. 
ESN (Erasmus Social Network) Pécs  - soit la meilleure association erasmus qui existe au monde - a organisé à la dernière minute un voyage pour nous autres, petits étudiants étrangers. Grâce à eux, j'ai donc pu découvrir un pays voisin à mon pays d'accueil : la Slovénie. J'avais déjà passé deux jours à Ljubljana il y a quelques mois de ça, mais mise à part les paysages traversés en voiture et la capitale, je n'avais rien vu de ce pays très vert et montagneux. Et pourtant, j'en étais déjà tombée amoureuse.
Les trois jours passés dans ce pays ont tout simplement confirmé mon coup de foudre. Rien que je puisse raconter ni ne vous montrer ne sera à la hauteur de la réalité, mais ça vaut le coup d'essayer. Les photos sont un mixte entre les miennes, sans effet, et celle d'un autre étudiant.





  • Vendredi 6 Mai
           Après une soirée "country presentation" la veille, c'est à 6h30 que nous avons quitté notre résidence étudiante. Tout le monde était installé dans le car, mais bizarrement le chauffeur ne démarre pas. Que se passe-t-il ? Ah oui, le président d'ESN n'est pas encore arrivé, il a fait la bringue toute la nuit, n'a pas dormi et arrive encore bourré 15 min plus tard. Ca commence bien. Un arrêt deux heures plus tard au dernier Tesco avant la frontière pour acheter des provisions pour le trajet, et hop, nous voilà en Slovénie.

1. Premier arrêt : Trojane. Il s'agit d'un magasin de donuts (énoooormes) perché en haut de la Sava Hills. La vue est incroyable.







2. Second arrêt : Piran. Cette petite ville côtière coincée entre la Croatie et l'Italie est d'une beauté folle. Clairement, on se croirait en Italie, avec les rues étroites, les couleurs chaudes qui ressortent et les toits en tuiles. Oh, et ca m'a fait un bien fou de revoir la mer, moi qui ne l'avais pas vu depuis janvier ! Quatre mois sans voir la mer, c'est bien trop pour une bretonne. 









  • Samedi 7 Mai
Dans un moi pile ce jour là, je rentre en France. Hm. Bref. Après une superbe nuit dans un hôtel à Udine en Italie, nous voilà repartie en Slovénie direction le parc national Triglav, au nord ouest du pays. 

1. Premier arrêt : Planica. Dans ce lieu dédié en hiver au saut à ski, les plus courageux d'entre nous on pu faire de la tyrolienne. Et pas n'importe laquelle ! Il s'agissait en effet de la plus pentue AU MONDE, allant jusqu'à 90km/h. Gloups. C'était sympa de nous donner ces détails juste après nous avoir équipé. Je faisais moins la maline avec mon sac de poids sur le dos, mon casque orange et mes sangles que je n'arrêtais pas de vérifier et resserrer. 
Planica, c'est une station de ski et surtout c'est une station pour faire du saut à ski. C'est d'ailleurs là que le premier saut de plus de 100m a été effectué et que le record actuel a été réalisé. La tyrolienne surplombe cette piste de saut à ski, et nous avons ainsi pris le télésiège pour monter jusqu'à la plateforme - j'étais comme une gamine je vous jure
Pour plus d'infos sur la tyrolienne, regardez le trailer ci-dessous ou bien cette vidéo filmée avec une goPro. Elle est top car elle retrace le trajet, l'attente et le départ des autres également. Pour voir uniquement la descente, avancez jusqu'à 3 minutes. Pour tout vous dire, la tyrolienne ne va pas très vite et la descente ne dure que 45 secondes, rien d'oufissime finalement. 



En plus de cette tyrolienne, ce sont les lieux qui m'ont totalement ébahie ! Les paysages autour étaient à couper le souffle.

 


Coucou c'est moi !








2. Second arrêt : Savica Waterfall. Toujours dans le parc national Triglav, un peu plus au sud cette fois, nous avons été voir une cascade, et randonner un peu pour s'en rapprocher et même passer derrière celle-ci ! Encore une fois, le paysage et la vue étaient hallucinants ! 









3. Troisième arrêt : Bled. Il s'agit là d'une ville près d'un lac avec une toute petite île et une église construite dessus. C'est la seule île du pays d'ailleurs ! On a également visité le château qui domine le lac. Là aussi, la vue était dingue.








4. Quatrième arrêt : Ljubljana. Arrivée tard dans la soirée, nous n'avons visité la capitale que le lendemain matin. Pendant que les gars sont sortis manger, les filles se sont réunis dans la salle commune de l'auberge, ont commandé des pizzas et bu des bières. Ca c'est une vraie inversion des stéréotypes, moi je vous le dis ! Après s'en être mis plein la pence, nous sommes sortis dans un lieu qui s'apparente à un mini village abandonné et squatté. Des bars, des boites, des drogués, des hipsters, des jeunes, des vieux, des amis, des couples, de la fumée, de l'alcool...bref, la débauche. On a trouvé un petit bar avec de la musique paillarde, et nous voilà parti pour nous amuser comme des fous jusqu'à 4 heures du matin. On y croise des français, et des bretons qui plus est ! Et nous voilà à chanter avec eux le Sud de Nino Ferrer puis Aux champs Elysées. Normal. Bref, une soirée comme on les aime.


  • Dimanche 8 Mai
Réveil difficile suivi d'un sprint pour être la première sous la douche. Petit dej acheté par ESN. Problème de culture oblige, il n'y a que du pain, des tomates, des concombres, de la charcuterie et du fromage. Tant pis pour les céréales à la française. 

1. Premier arrêt : Ljubljana ! Visite guidée avec un guide soporiphique et une folle envie de s’asseoir à chaque stop. Ceci étant dit, Ljubljana est aussi belle que dans les souvenirs ! Son château, son bord de rivière, ses bars, son triple pont, son église rose... Un petit bijou cette ville ! 








2. Second arrêt : Maribor. Situé sur la route vers la Hongrie, Maribor est la seconde ville  de Slovénie, élue capitale européenne de la culture en 2012. Avec le retard accumulé, nous n'avons pu y rester qu'une heure et demi avec un guide totalement fou ! --- "Oh, stop, on s'arrête tous, j'ai une information très importante à vous communiquer. Vous voyez le restaurant chinois là? Il s'appelle wok car c'est l'ustensile dans lequel est préparée la nourriture. Et vous savez qui y a travaillé ? .... MOI ! Hahahaha." --- Après nous avoir rabaché que les chinois allaient relancer l'économie de la ville et que les hongrois étaient des cowboys, ils nous a raccompagné jusqu'au bus afin de s'assurer que notre chauffeur n'avait pas été kidnappé. Ils sont fous ces slovènes. 





Je suis donc éperdument amoureuse de la Slovénie, et j'espère qu'à présent vous comprenez pourquoi. Ce pays que je ne pouvais même pas situer sur la carte quelques mois encore auparavant détient un charme indétrônable. Il s'agit pour moi d'un petit coin de paradis perdu au milieu de l'Europe.

Je termine cet article par l'une des multiples photos de groupe prise durant ce voyage. ESN et les étudiants erasmus resteront dans mon coeur à jamais je crois.