'I Need Some Sleep'

    Aujourd'hui j'ai pensé qu'il serait intéressant d'écrire dans la simplicité la plus complète sur un sujet des plus banales et de vous updater sur ma vie. N'est-ce pas ce que je fais déjà? Ah, si. Bon, pour l'originalité, on repassera alors. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui j'ai du temps et de l'inspiration, alors profitons-en.
Mon lit, ce nid à bazar


Faire une sieste ou prendre un café ? 



     
Du temps, j'en ai. Non pas parce-que je suis en vacances - car il faudrait attendre la fin de la semaine pour ça -  mais simplement parce-que j'ai eu l'ingéniosité - ou la folie - de mettre quatre de mes TDs le lundi et que je suis donc plus libre à présent. J'ai ainsi le reste de la semaine et le week-end pour travailler mes différentes rédactions, que ce soit en droit administratif ou en droit de la responsabilité civile, ou bien pour étudier mes arrêts en contracts law, ou encore pour faire mes exercices (ou pas, d'ailleurs) en english oral expression. Ah oui, et comme si ça ne suffisait pas ; ce matin, ayant voulu faire plaisir à ma prof et la soulager d'un groupe de TD trop chargé, j'ai changé mon horaire de written expression pour un autre... le lundi. Je n'ai donc désormais non plus quatre, mais bien cinq TDs le lundi. 8h30-17h45, avec 1 heure de pause, BAM. Pourquoi je m'inflige une journée aussi chargée ? Je dois tout rendre le même jour, seul le TD de droit de l'UE est exilé le jeudi. Bon, l'avantage - et pas des moindres - c'est qu'une fois que j'ai survécu au le lundi, je peux souffler car ma semaine est déjà presque terminée. A côté, il faut que je me rende au CM et travaille durant les matinées ou après-midis de libres, bien sûr. Travailler. Ecrire. Lire. Surligner. Je ne fais que ça j'ai l'impression. Ca et airer sans but sur internet, perdre mon temps sur twitter, youtube et instagram. Ca et regarder des séries. Ca et manger. Ca et dormir.




Bol de café, dosettes, redbull.
          En parlant de dormir justement, cela fait déjà plusieurs fois qu'en rentrant de la fac, de la bibliothèque ou tout bêtement du centre commercial chargée de sacs de courses, une question me vient à l'esprit. L'heure convenable du coucher est encore loin, et je ne suis alors pas dans une forme olympique, sans pour autant être dans un état de grande fatigue. En fait, à ce moment là, je ne suis pas énergique, j'ai les yeux fatigués, l'esprit qui divaguent, les mouvements lents et les épaules lourdes, mais pas assez pour m'endormir d'une traite ni pour comater sur mon lit. Vous voyez de quel état je veux parler? L'entre deux, les prémices de la fatigue couplés à une énergie mesurée. Je sais que je peux encore puiser dans mes réserves d'énergie, mais une partie de moi n'en a pas vraiment la force. Dès lors, j'ai cette question d'une simplicité extrême qui surgit alors de nulle part, mais dont la réponse n'en demeure pas moins une difficulté. Bon, j'aurai aimé faire durer le suspense un peu plus longtemps, mais cette fameuse interrogation, vous l'avez lu dans le titre, alors à quoi bon continuer à écrire à ce sujet. Je me pose en effet la question de savoir si je prends le risque d'enfile un legging, de m'enterrer sous la couette et de faire une sieste de quelques dizaines de minutes voire quelques heures, ou si au contraire je devrais pas prendre un café et une barre de céréales pour me rebooster et me mettre au travail ? Il s'agit là un peu de la personnification de l'ange et du démon assis sur mes différentes épaules. Le pire, c'est qu'à cet instant, j'ai réellement l'impression de décider de l'avenir de ma vie toute entière. Une sieste ou un café? La détente ou le travail? Le coeur ou l'esprit? La procrastination ou le perfectionnisme?  La rébellion ou le raisonnable?



What else?

          Bien souvent, c'est le raisonnable qui l'emporte et je ne vais pas me coucher. Mais cette après-midi, j'ai écouté l'ange blanc et je suis partie me faufiler sous la couette car j'étais exténuée, pour une raison que j'expliquerai plus loin dans mon récit. Ai-je dormi? Non. L'attente d'e-mails, le stress des résultats du semestre qui vont tomber d'ici quelques jours et la 3G m'ont maintenu éveillée et empêchée de tomber dans les bras de Morphée, Mais mon dieu que ça faisait du bien de laisser retomber la pression quelques temps, de fermer les yeux, de se laisser emporter par sa musique. Ca m'a fait du bien au point que j'ai eu envie d'écrire un article dessus, c'est pour dire ! Il faut avouer que je ne dors pas beaucoup durant l'année. Le soir, je termine ce que je n'ai pas pris le temps de faire dans la journée, ou bien je reste sur mon ordi à regarder des vidéos ou lire des articles tous aussi différents les uns des autres. Et même les matins où, soit je n'ai pas cours, soit je commence à 10h, je mets mon réveil de bonne heure afin de m'occuper d'un petit garçon de 5 ans et de l'emmener à l'école. La plupart du temps, je profite donc d'être sortie et habillée pour partir directement à la bibliothèque après l'avoir déposé à 8h30 et non pas retourner dans ma chambre. Quant au week-end, si je n'ai pas un cours de rattrapage ou un galop d'essai le samedi, je me lève de toute façon pour travailler mes cours, car dès la seconde où j'ouvre les yeux, j'ai la liste de toutes les choses que je dois faire qui défile dans ma tête. Puis quand vient le dimanche, mon horloge biologique me fait me réveiller à 7h30/8h de toute façon. Bref, depuis que je suis étudiante, le sommeil et moi, on n'est pas un couple très solidaire : on est plutôt indépendant, et pas très fidèle.


Fidèle compagnon depuis 20 ans
          Ce matin, tout particulièrement, je suis arrivée à la fac encore plus exténuée que d'habitude. En effet, le petit dont je m'occupe étant en vacances, je dois désormais non pas le déposer à l'école maternelle, mais au centre de loisirs. Et ce centre se situe bien plus loin que l'école, au delà d'un bois. Il y va donc en vélo, tandis que moi je cours - ou marche très vite - derrière lui. Avec cette méthode, en moins une douzaine de minutes, on y est ! Ensuite, ma fac se situe à une petite vingtaine de minutes à pied, que je fais également en marche rapide afin d'être certaine d'arriver à l'heure à mon TD. En temps normal, lorsque je commence à 8h30, je ne m'occupe pas de l'enfant et c'est sa mère qui le dépose donc tôt à la garderie avant de partir au travail. Mais, une fois de plus, prise de bonté et de pitié pour cette famille très agréable, j'ai proposé de m'occuper de lui toute cette semaine afin que la mère, sans voiture, n'ait pas à courir dans les bois à 7h du matin avec son fils. Bref, tout ça pour dire que ça fait déjà deux matins que j'arrive complètement rouge écarlate et transpirante en cours, totalement épuisée par la course que je viens de faire.

          Je conclus ce post complètement inutile et axé sur le (manque de) sommeil par affirmer que vendredi je pourrais enfin dormir un peu plus puisque je rentre chez moi en Bretagne pour une semaine de vacances. Pour retrouver d'autres articles sur mes aventures en tant qu'étudiante : ici ou plus généralement dans la catégorie 'blabla'.



Que vous soyez en vacances ou que vous travailler, que vous soyez en forme ou en manque de sommeil, que vous aimez le café ou non, dans tout les cas, n'oubliez pas de sourire ! xx





Minute Titre : Eels est un groupe de rock expérimental et alternatif  originaire de LA. On retrouve leurs titres dans la B.O de nombreux film ou séries, tels que Shrek, Shrek 2 & Shrek 3, Newport Beach, Chuck, Les Petites Mouchoirs, Misfits.... Personnellement, je les ai découvert grâce aux Frères Scott et à Shrek 2. S'il y a trois chansons d'eux que je vous conseille, en plus de celles précitées, c'est sans hésiter In My Dreams, Spectacular Girl et Hey Man. L'an dernier, Eels a sorti son 11e album 'The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett', nom du leader : il s'agit d'un album à la fois sincère, intimiste et puissant qu'il est préférable d'écouter si l'on veut tout s'apaiser, se relaxer et s'évader. Cet album est très doux, sensible et fait ressortir plein d'émotions en nous, nous rendant presque nostalgique et dépressif.